SOMMAIRE

    

SOMMAIRE                                                                                                             page 1

 

INTRODUCTION                                                                                                        page 3

 

LE HOCKEY SUBAQUATIQUE                                                                                  page 4

 

            HISTORIQUE

 

            DEFINITION SPORTIVE

 

            DEFINITION METABOLIQUE ET PHYSIQUE

 

            DEFINITION PSYCHOLOGIQUE

 

            INCIDENTS - ACCIDENTS

 

L'ENFANT ET SES PARTICULARITES                                                                         page 10

 

            METABOLISME AEROBIE

 

                        LA CONSOMMATION MAXIMALE D'OXYGENE

                       

                        LE SYSTEME TRANSPORTEUR D'OXYGENE

                                   1. FACTEURS VENTILATOIRES

                                   2. FACTEURS CIRCULATOIRES

 

            METABOLISME ANAEROBIE ALACTIQUE

 

            METABOLISME ANAEROBIE LACTIQUE

 

            PHYSIOLOGIE DE L'APNEE

 

            AUTRES FACTEURS DE LA CONDITION PHYSIQUE

 

                        COORDINATION

                        MOBILITE

                        FORCE

                        VITESSE

 

            CROISSANCE SOMATIQUE

 

                        CROISSANCE ET TAILLE

                        CROISSANCE ET MUSCULATURE

                        CROISSANCE ET APPAREIL LOCOMOTEUR PASSIF

                        CROISSANCE ET METABOLISME

 

            PSYCHOLOGIE DE PRATIQUE SPORTIVE

 

                        POURQUOI FAIRE DU SPORT ?

                        RELATIONS MUTUELLES

                        STRESS ET PERFORMANCES

 

LE HOCKEY SUBAQUATIQUE ET L'ENFANT                                                                    page 26

 

            LES AGES DE DEBUT

           

            LES CATEGORIES D'AGE

 

            CONDUITE DE L'ENTRAINEMENT

 

LES RISQUES MEDICAUX DU HOCKEY SUBAQUATIQUE                                              page 38

 

            RISQUES MEDICAUX

 

            LES RISQUES TRAUMATIQUES

 

            LE DOPAGE

 

CONCLUSION                                                                                                                     page 44

 

BIBLIOGRAPHIE                                                                                                                page 45

INTRODUCTION

 

 

 

        Le  hockey subaquatique arrive à maturité dans sa pratique par les adultes. Il ne reste plus qu'à multiplier le nombre des clubs le pratiquant.

 

        Depuis quelques années on constate, suite à l'initiative de quelques entraîneurs, que l'intérêt des jeunes pour ce sport est en progression constante.

       

        L'expérience des derniers championnats jeunes montre une limite d'âge de plus en plus basse. Cette évolution inéluctable et obligatoire a été bien comprise par nos instances nationales (Commission Nationale de Hockey Subaquatique).

 

        Il est vrai que d'autres pays comme La Nouvelle-Zélande, par exemple, a déjà depuis longtemps intégré le hockey subaquatique parmi les sports scolaires, dès l'âge de 13 ans.

       

        Il m'est apparu alors nécessaire de réfléchir aux possibilités et aux différences éventuelles de la pratique du hockey subaquatique par l'enfant, en comparant les obligations physiques et techniques nécessaires à la pratique de ce sport, et de les transposer en fonction des évolutions métaboliques, physiologiques, physiques et psychiques de l'individu en pleine évolution qu'est l'enfant.

 

        Ayant la chance d'être joueur de hockey subaquatique, entraîneur d'une équipe 1ère division et d'une équipe de jeunes, médecin, et de surcroît pédiatre, je vais essayer, par l'intermédiaire de ce mémoire pour être entraîneur fédéral 2ème degré, d'exposer ce sujet.

 

        Il ne faut pas s'attendre à trouver des "recettes" d’entraînement, ni des règles techniques : pour cela, il faut se reporter aux travaux des différents cadres ou instructeurs nationaux.

 

        Par contre, les éléments de base physiologiques, psychologiques particuliers à un âge donné, seront largement abordés pour facilité l’établissement d’un programme d’initiation ou d’entraînement de hockey subaquatique chez l’enfant. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         LE HOCKEY SUBAQUATIQUE

 

        HISTORIQUE

 

 D'après ce qu'a rapporté Lionel DUMEAUX ( mémoire EF2 ) et quelques sources personnelles :

 

Le HOCKEY SUBAQUATIQUE serait né en 1954 dans le sud de l'Angleterre ( Alan BLAKE ).

La crosse était spécifique d'une trentaine de centimètres de long, tenue d'une main.

 

"Réinventé" en 1960 aux U.S.A. dans la région de Chicago ( Bill NEIL ), en utilisant une crosse de hockey sur glace raccourcie, tenue à deux mains.

 

1962 : les chasseurs sous-marins de Durban, en AFRIQUE DU SUD, commencent à jouer au hockey subaquatique dans la forme de jeu de Bill NEIL.

 

1964 : 1er championnat national sud-africain, dans cette forme de jeu.

 

1963 : des immigrants anglais développent  le hockey style anglais ( 8 joueurs = octopush ) dans le sud-ouest de l' AUSTRALIE.

 

1965 : 1er championnat national australien.

 

1968 : c'est à MONTAUBAN que l'on joue pour la première fois au hockey subaquatique en FRANCE ( style sud-africain ).

 

1973 : en HOLLANDE, le jeu anglais d'Alan BLAKE supplante le rugby sous-marin.

 

1973 : le Club sous-marin du Nord démarre une activité hockey subaquatique forme anglaise.

 

1975-1977 : le LILLE UNIVERSITE CLUB pratique le hockey type sud-africain et passe à la crosse courte en 1978.

 

1976 : l 'AQUARIUM CLUB SEDANAIS s'initie à la forme sud-africaine et passe à la forme anglaise en 1977, lors d'une rencontre avec le club de REIMS qui pratique le hockey subaquatique depuis 1976.

 

1977 : le hockey subaquatique gagne la BELGIQUE

 

1977 : un joueur sud-africain introduit sa forme de jeu en NOUVELLE-ZELANDE.

 

En 1980, les Australiens convertissent les Néo-Zélandais à la forme de jeu anglaise.

 

1979/1980 : la forme de jeu anglaise à crosse courte s'impose à tous

 

1979 : 1ère coupe d'Europe des clubs à CHARLEROI

 

1980 : 1er championnat du monde à VANCOUVERT

 

1982 : 1er championnat de France à REIMS

Dès 1990, la réflexion sur la pratique du hockey subaquatique par l'enfant débute en France. Quelques clubs de Bretagne, Ile-de-France et l'A.C.Sedan commencent à initier les jeunes de moins de 16 ans.

 

Le premier texte officiel fédéral régulant la pratique du hockey subaquatique pour les moins de 16 ans est adopté à l'A.G. de Vichy le 13.04.1991.

 

Des tournois interclubs amicaux sont alors organisés ( Bretagne et Ile-de-France ).

 

1995 : 1er  "championnat de France jeunes" catégorie junior à Varennes-Vauzelles.

Les catégories d'âge sont bien définies.

 

1996 : 2ème "championnat de France jeunes" toutes catégories à Varennes-Vauzelles.

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

 

DEFINITION SPORTIVE

 

        Le hockey subaquatique est un sport d'équipe qui se joue en apnée sur le fond d'une piscine entre deux équipes de dix joueurs : six joueurs dans l'eau et quatre remplaçants, chacun d'eux portant un équipement subaquatique de base, c'est-à-dire: des palmes, un masque et un tuba.

 

        L'objectif du jeu est de pousser ou de passer un palet  ( 1500 g +/- 200 g ) sur le fond de la piscine, en utilisant une crosse de hockey subaquatique, afin qu'il pénètre dans le but de l'équipe adverse.

 

        Le terrain de jeu est une piscine, ou une partie d'une piscine.

       

        L'aire de jeu mesure entre 12 et 15 m de large et entre 21 et 25 m de long.

       

        La profondeur est comprise entre 2 et 4 m.

 

 

 

 

 

 

 

DEFINITION METABOLIQUE ET PHYSIQUE                                 

       

        Il apparaît donc que le hockey subaquatique est un sport mixte faisant intervenir :

 

        . Essentiellement le métabolisme aérobie du fait de l'activité de palmage infra-critique pour la plupart des actions, y compris en apnée, et des phases de récupération en surface.

        . Egalement le métabolisme anaérobie alactique pour les phases de palmage en vitesse, surtout pour les avants.

        . Le métabolisme anaérobie lactique est également sollicité du fait du manque éventuel de récupération (manque de remplaçant ou intensité importante du match), entre les phases anaérobies alactiques.

 

         En 1986, Alain Gorisse, dans sa thèse de doctorat en médecine, étudie l'équipe de hockey subaquatique du L.U.C. (Lille-Université- Club), championne de France 1984. Il remarque que les joueurs font des apnées de 12 à 15 secondes, avec à peu près 15 apnées pour 14 minutes de jeu. L'effort maximum ne dépasse pas 20 secondes, et donc a une récupération supérieure à deux fois le temps de l'effort, ce qui rend compte de la lactatémie basse (inférieure à 5 mmol/l) retrouvée sur l'ensemble des joueurs. Ceci évoque un travail en anaérobie alactique, avec phase de récupération aérobie active efficace.

 

        Il rapporte dans cette même thèse une étude réalisée sur les joueurs d'Afrique du Sud : les apnées sont alors retrouvées en moyenne à 9 secondes, avec 30 apnées pour 14 minutes de jeu.

 

         L'étude récente faite sur l'équipe de France senior, par Gérald Galtier, retrouve à peu près les mêmes résultats avec, pour les avants, des apnées de 8s27 de moyenne, répétées toutes les 27s8.

Pour le centre, 8s22 d'apnée répétée toutes les 23s, et pour les arrières, 9s25 de moyenne répétée toutes les 28s. Il constate que 33,6% de la durée du match se déroulent en apnée, alors que 29% se déroulent en surface et 37,4% sont de la récupération.

 

         Les différents facteurs de la condition physique interviennent également dans la pratique du hockey subaquatique.

        

         1. La force :

Force endurance (palmage soutenu...)

Force explosive : accélération brutale en palmage, départ des avants... tirs...

Force maximale statique ou dynamique : blocage du palet face à un adversaire sur le mur ou sur un but... passage en force du palet ...

 

        2. La vitesse :

Vitesse de palmage

Vitesse d'interception

Tirs

Feintes ...

 

        3. Coordination :       Maniement du palet, crosse, feinte...

       

        4. Mobilité :       Retournement, protection, interception, feinte, ...

 

DEFINITION PSYCHOLOGIQUE

 

        1. Sport d'équipe :

Nécessite la possibilité de s'adapter à la vie en groupe, au travail en commun pour une équipe, et non pour soi-même.

 

        2. Sport "pénible":

Il s'agit d'un sport qui nécessite un entraînement physique intense et régulier, pour obtenir une condition physique satisfaisante. Les phases d'entraînement vont mettre en jeu des programmes paraissant parfois monotones : il n'y a pas que du jeu.

 

Il faut également une force psychologique pour reprendre sa place en apnée, alors que la récupération semble nécessaire. Ce sport paraît donc parfois pénible...

 

        3. Maîtrise de soi-même :

Il existe des contacts physiques et des enjeux importants. Il faut alors savoir maîtriser sa propre agressivité et ne pas répondre à celle de l'adversaire...

 

        4. Respect et discipline :

Vis-à-vis de l'entraîneur, des arbitres, des règles du jeu ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INCIDENTS - ACCIDENTS

 

         1. Liés à l'activité physique :

 

Comme tout sport à sollicitation cardio-vasculaire intense...

 

         2. Spécifiques :

 

- au palmage : tendinites

 

- au maniement crosse et palet : tendinites

 

- tuba : problème odontologique

 

- au jeu :   . projection palet (visage : plaie - doigt : fracture)

                . contacts physiques avec l'adversaire : traumatisme des cervicales

                . coups talons, coudes : traumatismes de la face, des côtes...        

                . contre avec la crosse : luxation métacarpo-phalangienne du pouce

                . sortie /entrée de l'eau ratée : luxation acromio-claviculaire, entorse cheville...

 

- au milieu subaquatique :  

                . noyade...

                . apnée... malaise hypoxique

                . profondeur : problème ORL (sinus, otite...)

               

        3. Surmenage physique :

 

         4. Divers

 

- Mycoses

 

 

 

 

                                                                                                                         

 L'ENFANT ET SES PARTICULARITES

 

 

METABOLISME AEROBIE        

 

LA CONSOMMATION MAXIMALE D'OXYGENE : VO2 max.

 

        Elle est, comme pour l'adulte, le meilleur indicateur de la capacité de performance en endurance aérobie des enfants.

 

        Les valeurs absolues de la VO2 max., rapportées en l/mn., n'ont que très peu de signification chez l'enfant, compte tenu des différences de poids et de taille.

La plus utilisée est la VO2 max. spécifique, exprimée en ml/kg de poids corporel/mn.

Cependant, bon nombre d'auteurs préférerait rapporter les résultats de la VO2 max. à la surface corporelle ( la surface corporelle en m² peut être évaluée par des abaques préétablies en fonction du poids et de la taille ) donc en rapport avec la masse maigre de l’individu. Cela permettrait  des comparaisons plus justes entre les différents âges de l'enfant et les différences de sexe.      

 

        La consommation maximale d'oxygène peut être déterminée directement à partir de la mesure des échanges gazeux lors d'un exercice maximal, ou bien indirectement, en contrôlant la fréquence cardiaque lors d'un exercice sub-maximal.

 

        Les conditions expérimentales diffèrent peu de celles de l'adulte. L'exercice sur tapis roulant est bien adapté, en revanche, l'exercice sur bicyclette ergométrique présente parfois des difficultés quand la taille est petite.

 

        L'allure de la courbe de consommation maximale d'oxygène augmente proportionnellement à la puissance développée jusqu'à un plateau ... la VO2 max. Cette courbe est similaire à celle observée chez l'adulte.

 

         RESULTATS :

 

         * Chez les enfants non entraînés :

 

On retrouve, pour la  VO2 max. spécifique :

         Chez les garçons, la valeur la plus élevée, autour de 50 ml/mn/kg, est observée vers 6-8 ans. Puis, on note une diminution progressive, mais discrète, de sorte qu'à 16 ans, la VO2 max. spécifique s'élève aux alentours de 46 ml/mn/kg.

         Chez la fille, l'évolution est à peu près la même, avec un décalage vers des valeurs plus basses, autour de 45 ml/mn/kg à 6 - 8 ans, puis baisse très nette au moment de la puberté, suivie d'une remontée.

 

        * Chez les enfants sportifs :

 

L'évolution de la VO2 max. spécifique est significativement différente. La régression légère, observée entre 10 et 16 ans surtout, disparaît complètement, surtout chez la fille, et on observe même, chez le garçon, une légère augmentation.

 

                                                                                                                                 

 

        Par exemple, il a été observé, chez des nageurs, une VO2 max. spécifique qui croît de 57 à 62 ml/mn/kg, alors que chez les nageuses, après une chute vers 13 ans, la VO2 max. remonte à des valeurs pré-pubertaires.

 

        Il est à noter une difficulté d'interprétation des tests à cet âge, compte tenu des différences entre les populations étudiées.

Effectivement, à un âge donné, le stade pubertaire sera différent entre les individus, de même que l'intensité des entraînements, et la sélection initiale des sujets.

 

        Au total : La VO2 max. spécifique augmente  chez la fille jusqu'à 11 et 12 ans, pour diminuer ensuite (environ 2% /année).

Chez le garçon, elle augmente jusqu'à 13 ans, reste stable jusqu'à 16 ans, pour diminuer ensuite.

 

        En comparaison, les résultats récents des joueurs d'équipe de France A trouvent des valeurs moyennes de 53,6 ml/mn/kg de V02 max., les extrêmes allant de 43,2 à 63.

 

        Par ailleurs, il a été prouvé, à maintes reprises, que la pratique d'un entraînement suivie et soutenue améliore très nettement les capacités aérobies, en particulier la VO2 max. spécifique.

 

Le rôle de l'hérédité est encore assez indéterminé, il serait cependant modeste.

 

        On note également une différence significative entre l'enfant et l'adulte dans la vitesse de réaction et de mise en route du métabolisme aérobie.

En effet, pour un exercice maximal, l'enfant va atteindre 45 à 50% de ses possibilités aérobies en 30 secondes, alors que l'adulte, dans le même laps de temps, n'en sera qu'à 20 à 30%.

 

 

 

 

 

 

        

 

LE SYSTEME TRANSPORTEUR D'OXYGENE

 

         1. FACTEURS VENTILATOIRES

 

Le débit ventilatoire (VE) :

 

        A l'effort maximal, le VE max. augmente en fonction de l'âge et de la taille, conjointement à l'élévation de VO2 max. (en valeur absolue).

Il semblerait que le rapport VE max/VO2 max. soit plus élevé chez l'enfant (45 à 11 ans) que chez l'adulte (30 à 16 ans).

Il n'y a pas de différence significative entre les sexes.

 

Le volume courant (VT) augmente en fonction de l'intensité de l'exercice, jusqu'à ce que le rapport VT/ CV = 0,66.

 

        A l'effort maximal :

Le volume courant maximal (VT max.) augmente progressivement avec l'âge et la taille de l'enfant.

La fréquence respiratoire (FR) maximale, à l'inverse, diminue avec l'âge.

 

        Dans tous les cas, à un effort donné, la fréquence respiratoire de l'enfant sera supérieure à celle de l'adulte.

Ce fait s'atténue avec la croissance : l'explication est que lors de la croissance, le calibre de l'arbre bronchique et la compliance pulmonaire s'élèvent, facilitant ainsi la pénétration de l'air dans les poumons.

 

L'espace mort (VD) augmente en fonction de VT ( 5 à 7 ml/100ml ), donc en fonction de l'intensité de l'effort et en fonction du poids, lui-même lié à l'âge.

 

Le débit alvéolaire varie peu par rapport à l'adulte.

 

La pression partielle artérielle en oxygène (Pa O2) varie peu, quelque soit l'intensité de l'exercice. (environ 90 mm de mercure = 90 mm Hg).

Cependant, le contenu du sang artériel en oxygène (Ca  O2) de l'enfant est plus faible que celui de l'adulte, en raison d'une concentration sanguine en hémoglobine, plus faible chez l'enfant.

 

La différence de pression partielle alvéolaire en oxygène et celle de la pression partielle artérielle en oxygène augmentent de la même manière que chez l'adulte, en fonction de l'élévation de l'intensité de l'exercice.

 

Enfin : l'analyse du rapport ventilation/perfusion montre que le shunt droite-gauche, qui est de 4 ou 5%  de la circulation générale au repos, s'abaisse à 2 ou 3% à l'effort, inférieur à celui de l'adulte (5%).

 

       

       

 

 

 

 

         2. FACTEURS CIRCULATOIRES

 

        Toutes les études sont concordantes :

 

La relation entre le débit cardiaque (Q) et VO2 est identique à celle de l'adulte.

Elle est linéaire, avec une pente presque semblable mais décalée vers le bas, c'est-à-dire que pour une VO2 donnée, le débit cardiaque de l'enfant est inférieur à celui de l'adulte.

 

        - Le volume d'éjection systolique (VS) augmente comme chez l'adulte avec l'intensité de l'effort jusqu'à ce que VO2/VO2 max. = 35 à 40%.

Au-delà,  le VS reste constant.

Mais le VS max. des enfants reste très inférieur à celui des adultes. Il est supérieur chez les garçons par rapport aux filles, pour des efforts modérés, mais est presque identique pour des efforts intenses.

 

        - Les variations avec l'âge de la relation fréquence cardiaque (FC), par rapport à la VO2 sont également connues depuis longtemps (ASTRAND 1952).

La pente se réduit au fur-et-à-mesure où l'âge augmente, mais reste plus accentuée chez les filles. Pour un effort d'intensité donnée, la fréquence cardiaque diminue, d'autant plus que la taille augmente (1 battement/mn/cm).

 

La fréquence cardiaque maximale augmente jusqu'à 11 ans (210 bat./mn) puis s'abaisse à 20 ans. (inférieure à 200 bat./mn). Sa réduction se poursuit dans le sens de la formule énoncée par ASTRAND : fréquence cardiaque maximale = 220 - âge + 10.

 

         Le fait que le débit cardiaque soit plus faible chez l'enfant que chez l'adulte, pour un exercice donné, ne veut pas dire que l'enfant consomme moins d'oxygène pour cet exercice.

 

En fait, à chaque niveau de puissance de travail, la différence artérioveineuse systémique en oxygène est plus élevée chez l'enfant. La désaturation du sang veineux qui est à l'ordre de 30% au repos peut augmenter jusqu'à 80% à l'effort maximal (70% pour l'adulte).

 

La différence artérioveineuse maximale est supérieure chez les garçons par rapport aux filles.

 

Corrélativement, le débit sanguin local, au niveau des muscles en activité, est plus important chez l'enfant. Les valeurs deviennent proches de celles de l'adulte vers 16 ans.

Cependant, comme la masse musculaire des enfants de cet âge est proportionnellement très inférieure à celle de l'adulte, la partie du débit cardiaque, dérivée vers les muscles en activité, peut être plus faible que chez l'adulte, en dépit du fait que le débit local musculaire soit plus élevé pour un effort d'intensité donnée.

Ainsi, pourrait s'expliquer la moindre élévation du débit cardiaque.

 

 

 

 

 

METABOLISME ANAEROBIE ALACTIQUE

 

        Plusieurs études ont été réalisées chez les enfants de 7 à 15 ans pour estimer la puissance du métabolisme anaérobie alactique.

 

        Il s'avère que la puissance de ce métabolisme est assez faible chez l'enfant. En fait, cette puissance anaérobie alactique relativement faible serait liée, non pas à une concentration plus basse en ATP ou en CP, mais plutôt à une masse musculaire restreinte. Les valeurs rejoignent celles de l'adulte, après 16 ans.

 

 

 

METABOLISME ANAEROBIE LACTIQUE

 

        Il est également admis que les jeunes enfants ne peuvent pas atteindre des taux de lactate sanguin comparables à ceux observés chez l'adulte, à l'issu de l'effort maximal, et que la valeur des lactates sanguins maximale augmente avec l'âge.

 

        En outre, le taux de lactate sanguin pour une puissance sub-maximale donnée, est plus élevé chez les filles que chez les garçons.

 

        Cette situation chez l'enfant est reliée à une dette d'oxygène et à une activité enzymatique     (PFK ), inférieurs à ceux de l'adulte. En fait, ces résultats sont à prendre avec un esprit critique, dans la mesure où il reste difficile d'être certain que les efforts demandés, lors de ces tests, ont été effectivement maximaux, surtout chez les enfants de 10-11 ans.

 

        Il existe, par ailleurs, une grande variabilité individuelle en ce qui concerne les valeurs du taux sanguin de lactate, en fonction de l'âge. Plus de 80% de cette variabilité serait de caractère héréditaire.

 

        Enfin, il faut souligner que chez l'enfant comme chez l'adulte, il existe une nette différence entre la lactatémie et les concentrations musculaires de lactate, déterminées par ponction biopsie, à l'issue d'un exercice maximum.

 

        La capacité anaérobie lactique de l'enfant est donc peu connue. Les résultats de récentes études montrent qu'elle est plus faible à 10-11 ans, mais qu'elle augmente par la suite, sans atteindre cependant à 16 ans, une valeur identique à celle de l'adulte.

 

        Ainsi, la lactatémie maximale augmente chez le jeune sportif, d'environ 8 mmol/l à 10-11 ans, jusqu'à 10 mmol/l à 14-15 ans.

 

        La dette maximale d'oxygène croît dans le même temps d'environ 2 à 10 litres.

 

        Le type d'entraînement rarement anaérobie avant 16 ans, peut également fournir une explication, corroborée d'ailleurs par des résultats d'une étude faite chez des jeunes footballeurs de 15 à 16 ans, qui, après un entraînement intense de 6 mois, ont pu augmenter leur dette maximale d'oxygène de 50%.  

                                                                                                                         

PHYSIOLOGIE DE L'APNEE

 

        L'apnée est une suspension volontaire de l'automatisme respiratoire, limitée dans le temps, de quelques dizaines de secondes à quelques minutes. La respiration reprend alors inéluctablement, en échappant à la volonté.

 

        Chez l'enfant comme chez l'adulte, la durée de l'apnée est très variable d'un sujet à l'autre, et même d'un instant à l'autre chez le même individu, en particulier en fonction des facteurs psychologiques, des motivations, et également de la charge de travail, effectuée pendant ce temps d'apnée.

       

        Cependant, un des facteurs le plus important et le plus constant est le remplissage pulmonaire :

on peut tabler, chez l'adulte, sur une durée d'environ  10 à 15 secondes d'apnée pour un litre d'air intra-pulmonaire, mais le travail musculaire et le froid diminuent cette durée.

 

        L'hyperventilation préalable prolonge l'apnée de façon notable.

 

 

RUPTURE DE L'APNEE

 

        Son mécanisme n'est pas totalement élucidé. Elle est liée à l'évolution dans le temps des gaz du sang :

                La pression partielle en oxygène Po2 constitue le stimulus spécifique des glomus chémosensibles, surtout pour des valeurs inférieures à 70 torr.

 

                La pression partielle en gaz carbonique Pco2 agit sur les centres respiratoires bulbaires et accessoirement sur les glomus, pour des valeurs supérieures à 40 torr.

 

Ces deux types de stimulus cumulent leurs effets dans la régulation du débit ventilatoire. En pratique, il s'avère que le stimulus hypercapnie agit heureusement plus rapidement que le stimulus hypoxie.

 

 

L'HYPER VENTILATION PREALABLE

 

        Elle prolonge la durée de l'apnée, mais elle agit peu sur la quantité d'oxygène mis en réserve, puisque l'hémoglobine est déjà quasi saturée au départ. Par contre, elle élimine une partie du gaz carbonique assez importante, provoquant, en fin d' hyperventilation, une hypocapnie avec "alcalose" respiratoire.

        Par exemple, chez l'adulte, 2 minutes d'hyper ventilation vigoureuse abaissent la pression partielle alvéolaire du gaz carbonique à 50% de sa valeur initiale : ces modifications peuvent rendre compte de certains accidents rencontrés chez le plongeur en apnée et sont également possibles chez le hockeyeur, car cet abaissement initial de la pression partielle de gaz carbonique allonge la durée de l'apnée, en raison de l'ascension plus lente du taux de gaz carbonique, alors que les réserves d'oxygène initiales ne sont pas augmentées, et baissent jusqu'à un seuil d'hypoxie, d'où malaise hypoxique, avant d'éprouver le besoin de respirer.

 

 

                                                                                                                         

RETENTISSEMENT CARDIO- RESPIRATOIRE DE L'APNEE

 

        Comme il a été prouvé chez l'adulte, l'homme, comme tous les animaux plongeurs, présentent, pendant la plongée en apnée, une nette bradycardie et une vasoconstriction périphérique, dont la finalité semblerait être l'économie de la réserve d'oxygène.

        La bradycardie est maximale dès les 30 premières secondes, son intensité varie selon les sujets. Elle est plus marquée chez les jeunes, d'autant plus qu'ils présentent une hyperréactivité vagale. Dès l’émersion, le coeur reprend sa fréquence normale, non sans une brève tachycardie compensatoire.

 

        Le mécanisme de la bradycardie est réflexe :

                - la voie effectrice est constituée par le parasympathique cardiaque (10ème paire des nerfs crâniens), le centre est situé dans le noyau du nerf pneumogastrique.

                - les voies afférentes sont plus complexes:

 

                 L'apnée simple en inspiration par la distension du poumon active les récepteurs sensibles à l'étirement, qui ont été décrits dans cet organe. Leur influx gagne le centre du disque par des fibres afférentes anatomiquement incluses dans le tronc des pneumogastriques.

La bradycardie ainsi obtenue est d'autant plus intense que la tension est plus forte, et que le sujet est plus entraîné.

Ce qui est logique, puisqu'alors les forces mélangées sont plus grandes. Elle est accompagnée d'une intense vasoconstriction musculo-cutanée des membres.

 

                L'immersion de la face sans apnée provoque une bradycardie assez intense, mais non entraînable, du même ordre de grandeur chez des sujets de même âge.

Son intensité est liée à la température de l'eau. Elle est d'autant plus intense que l'eau est plus froide. Les récepteurs mis en action sont les récepteurs thermiques au froid, particulièrement abondants, au niveau de la face et surtout de la région péri-orale. Leurs influx sont transmis au centre par l'intermédiaire du nerf trijumeau.

 

                Les effets de ces deux types de mise en jeu s'additionnent. La bradycardie obtenue par apnée, avec immersion dans l'eau froide, est plus importante que celle obtenue par l'apnée simple ou l' immersion seule.

Pendant cette bradycardie, le débit cardiaque décroît , mais la vasoconstriction périphérique permet le maintien du niveau de la pression artérielle.

 

        Chez le hockeyeur subaquatique, il ne semble pas que ce phénomène ai été étudié. Il est certain que la bradycardie, même si elle existe, est fortement tempérée par l'hyperactivité musculaire et la tachycardie due à l'effort.

Cependant, on pourrait penser que cette bradycardie réflexe peut se faire sentir après une période de plusieurs minutes de repos suffisamment long pour permettre un retour à la normale de la fréquence cardiaque, suivie d'une remise à l'eau brutale (par exemple, lors d'un remplacement, ou d'une mi-temps, ou après un retour au calme entre la fin d'un échauffement et le début du match).

Cette baisse du débit cardiaque, donc du système de transport d'oxygène, provoquerait un travail en anaérobie lactique supplémentaire.

 

 

 

 

                                                                                                                         

EFFETS DE l'ENTRAINEMENT

 

        Comme pour tout exercice physique, l'entraînement du plongeur en apnée améliore ses performances. Il augmente tous les volumes pulmonaires, à l'exception du volume résiduel qui diminue. Ces constatations traduisent l'acquisition d'une plus grande force des muscles respiratoires et d'une plus grande mobilité des articulations du gril costal.

Il s'ensuit une meilleure tenue de l'apnée.

 

        Mais en même temps, le centre respiratoire bulbaire manifeste après l'entraînement une plus grande tolérance à des taux accrus de gaz carbonique au cours de l'exercice, mais non au repos.

Ces tests ont été prouvés par l'étude des plongeurs en apnée.

 

 

Au total : chez l'enfant, les études de la plongée en apnée sont pratiquement inexistantes. Les règles physiologiques semblent être les mêmes que chez l'adulte, mais avec une tolérance moindre de l'apnée, en raison vraisemblablement d'une capacité pulmonaire moins importante, des métabolismes anaérobies offrant de moindres possibilités et vraisemblablement, d'une motivation moins importante.

 

        A l'inverse, les accidents, malaises hypoxiques surtout, seraient plus fréquents que chez l'adulte.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AUTRES FACTEURS DE LA CONDITION PHYSIQUE

 

COORDINATION :

 

Définition :

 

Action conjuguée du système nerveux central et de la musculation squelettique, en vue d'un geste bien défini et précis.

 

Regroupe les concepts d'habilité, d'adresse et de technique.

 

Le développement des facultés de coordination débute très tôt, à l'âge préscolaire.

Il faut donc, dès ce stade, stimuler l'enfant (école maternelle), par un grand nombre d'exercices, moteurs et cinétiques variés, polyvalents et répétés, pour fournir une base suffisamment large à la phase d'apprentissage spécifique, qui surviendra quelques années après.

 

Plus on commence tôt, plus rapidement se développera la coordination.

 

La coordination affinée atteint son degré maximal entre 8 et 10 ans.

A partir de 15 ans, la capacité d'apprendre, de maîtriser des mouvements complexes peut, de nouveau, diminuer si l'entraînement systématique fait défaut.

 

 

MOBILITE : FLEXIBILITE - SOUPLESSE

 

Définition :

 

Amplitude des mouvements volontaires possibles pour une ou plusieurs articulations...

Dépend donc des muscles, tendons et articulations...

 

Atteint son apogée lors du passage de l'enfance à l'adolescence (10 à 14 ans). Après cette date, il ne faut plus espérer une amélioration.

 

Dans le cadre d'un entraînement sportif programmé, il faut donc essayer d'atteindre une flexibilité maximale, à cet âge, pour fournir à l'organisme, une "réserve" suffisante pour l'âge adulte.

 

La souplesse est en étroite relation avec la force musculaire. Elle diminue avec le renforcement de la musculature. Elle est supérieure chez les filles, par rapport aux garçons.

 

L'entraînement de la mobilité sollicite fortement l'appareil locomoteur et présente donc quelques risques (articulations, ligaments, os) qu'il faudra éviter, par un programme d'entraînement adapté à l'enfant.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

FORCE :

 

 

Il est difficile d'en donner une définition biologique, alors que physiquement, il s'agit d'une grandeur bien déterminée.

 

De nombreux facteurs interviennent dans la contraction musculaire (réaction psychomotrice, structure musculaire ...), d'où pluralité des "FORCES" existantes :

                       

                       

         - FORCE ENDURANCE

         - FORCE EXPLOSIVE

         - FORCE MAXIMALE STATIQUE OU DYNAMIQUE

 

Le développement de la force musculaire est lié à la structure du tissu musculaire.

 

Notion de "fibres lentes" et de "fibres rapides" :

 

La répartition entre ces deux types de fibres serait génétiquement déterminée et présente dès la naissance.

 

Le nombre des fibres musculaires est déterminé à la naissance, la croissance du tissu musculaire ne se fera que par l'hypertrophie des fibres, et non par la multiplication de leur nombre.

 

La force, mesurée en valeur absolue, croît avec le développement physique, donc avec l'âge, et atteint son maximum entre 18 et 25 ans chez l'homme, et 15 à 17 ans chez la femme.

 

La différence, selon le sexe, intervient à partir de 10-11 ans, le rapport masse musculaire/masse corporelle étant inférieur chez la fille.

Le taux d'hormones sexuelles anabolisantes est naturellement plus élevé chez le garçon, après 11 ans.

 

L'entraînement de la force joue un rôle non négligeable dans la formation de l'enfant.

Mais il faut absolument tenir compte de l'immaturité de cet organisme en croissance (squelette, tendons...)

 

Il faut trouver un compromis entre la stimulation nécessaire et positive et la stimulation nocive pour l'appareil locomoteur de l'enfant.

Pour ce faire, il faut éviter un entraînement spécialisé et asymétrique de la musculature avec des charges importantes.

 

Plutôt favoriser des exercices généraux : courses d'obstacles, grimpers, tractions, suspensions.

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

 

VITESSE :

 

Résultat de l'action d'une force sur une masse déterminée.

 

De nombreux facteurs interviennent dans la détermination de la vitesse :

 

                . La rapidité de réaction psychomotrice dépend du système nerveux central.

                  Elle n'est pratiquement pas modifiée par l'entraînement.

 

                . La vitesse d'action peut être améliorée par une harmonisation du geste moteur, par l'apprentissage technique.

 

                . La force explosive, est également améliorée par un entraînement approprié, bien que la plupart des possibilités soient génétiquement programmées ("fibres rapides").

 

                . Elasticité musculaire ...

 

                   . Degré de fatigue ...

 

                   . Psychisme ...

 

Au total, la vitesse est, pour une grande part, fixée génétiquement, mais il paraît possible d'apporter quelques améliorations par un entraînement adéquat, durant le tout jeune âge.

 

Ensuite, seul l'entraînement de la force, par l'augmentation de la force musculaire et de la qualité du geste technique, interfère sur la vitesse, qui atteint son degré maximal, comme pour la force, vers :

 

                   - 20-25 ans chez le garçon.

 

                   - 15-17 ans chez la fille.

 

 

 

 

 

 

 

 

CROISSANCE SOMATIQUE

 

CROISSANCE ET TAILLE, PROPORTIONS CORPORELLES

 

        L'augmentation de la taille n'est pas linéaire, mais procède plutôt par poussées plus prononcées à certaines périodes de la croissance.

Il en va de même en ce qui concerne le poids et le développement d'un organe en particulier.

       

        La vitesse de croissance est la plus importante durant la première année, puis elle diminue rapidement pendant la petite enfance, pour se stabiliser durant la période préscolaire et rester relativement constante jusqu'au début de la puberté.

A la puberté, on assiste à une poussée de croissance et à une forte augmentation de la taille.

 

        L'arrêt de la croissance se produit lorsque les cartilages de conjugaison (cartilages épiphysaires) sont ossifiés, c'est-à-dire en général, deux à trois ans après la puberté.

       

        Par ailleurs, les différents segments corporelles ne croissent pas tous avec la même intensité au même âge. On observe donc des variations dans les proportions corporelles caractéristiques de chacune des périodes de développement et qui, d'une certaine façon, influencent la capacité de performance sportive.

 

        La période d'accélération passagère de la croissance durant la puberté présente un problème particulier. Cette poussée de croissance survient en général chez les filles, entre 11 et 13 ans, alors que chez les garçons, elle apparaît entre 13 et 15 ans.

 

        Le début de la puberté marque donc une coupure profonde dans le développement de l'enfant et de l'adolescent, ce qui, avec ses modifications "révolutionnaires", est sans équivalent durant la vie adulte

 

        Il est connu que les diverses parties du squelette subissent une poussée de croissance à des moments différents : les pieds et les mains arrivent plus rapidement à maturité que les jambes et les avant-bras, et ceux-ci, à leur tour, sont à maturité plus rapidement que les cuisses et les bras.

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        Un problème supplémentaire apparaît lorsque l'on s'intéresse aux capacités d'effort physique dans un groupe, ou dans une catégorie d'âge : en effet il s'agit des phénomènes d'accélération et de retard, qui créent des variations parfois importantes dans les paramètres de la croissance et de la capacité d'effort.

Dans une certaine mesure, il faut en tenir compte. C'est-à-dire qu'à un âge chronologique particulier, certains seront avec un développement dit "normal", c'est-à-dire que l'âge chronologique correspond à l'âge biologique, par contre, pour d'autres, le développement sera plus "précoce" (accéléré).

Le déroulement des événements relié à la croissance est, dans ce cas, en avance d'une ou de plusieurs années, par rapport au déroulement normal.

A l'inverse, chez les sujets "tardifs" , le retard peut être d'une ou de plusieurs années.

 

 

 

 

 

 

        

CROISSANCE ET MUSCULATURE                                                       

       

        Le muscle squelettique de l'enfant est très semblable à celui de l'adulte. Les différences se situent principalement dans la quantité des sous-structures de la cellule musculaire.

 

        Chez les enfants de 6 ans, la proportion des fibres musculaires de type I ( fibres à contraction lente , également appelées fibres ST ) est de 55,6 + 8,5% chez les filles, et de 62,1 + 14,2% chez les garçons  12 ans, les filles possèdent 64,2 + 11%, et les garçons 72,8 + 11% de fibres ST. Jusqu’au début de la puberté, les garçons et les filles ont une masse musculaire à peu près semblable.

 

        La proportion de muscles, par rapport à l'ensemble de la masse corporelle est plus faible chez l'enfant que chez l'adulte et correspond à environ 27%.

 

        L'apparition de la puberté et les changements hormonaux qui l'accompagnent conduisent à une augmentation considérable de la masse musculaire et à la différenciation marquée des caractéristiques corporelles, spécifiques au sexe.