Compte
rendu des stages et compétitions
6. Compte rendu du stage de Sarcelles du 18 et 19 janvier 2004
Le stage de Sarcelles était
organisé le samedi 18 et le dimanche 19 janvier 2003 par l'Association Amicale
et Sportive de Sarcelles, activité subaquatique, au centre sportif Nelson
Mandela.
Pour la première fois de la saison, aucun absent
n’était à déplorer chez les A. Toutefois, Luc HORVAIS a dû quitter le stage à
15H30 le samedi après-midi (contrainte familiale) avant de revenir le dimanche,
et S SANDOR a dû partir à 16H30 le dimanche (avion trop tôt).
Chez les B, T GROSSIN et A POSTAL (non-excusés)
étaient absents. De plus, M PEIGNE et N LEGEAY, blessés, sont venus mais n’ont
pas participé au stage. Outre J TRIBOULT, deux nouveaux ont complété l’effectif :
E VIGUIE (Asnières) et K Le BON (HOPE) qui n’est venu toutefois que le samedi.
Par ailleurs, X DEMEULEMEESTER (USAP Pessac) a fait une ‘’pige’’ en senior le
samedi avant de rejoindre le groupe junior pour le reste du week-end. A noter
que T PHILIPPOT, blessé, a arrêté le stage à 15H00 et que S PAYSSERAN est parti
à 16H00 (train trop tôt) le dimanche.
Au total, tous les joueurs du groupe A et 7 joueurs
sur les 12 du groupe B ont suivi ce stage, soit 18 participants le samedi avec
J TRIBOULT, E VIGUIE et K Le BON. Le dimanche après-midi, en l’absence de K Le
BON, après la sortie sur blessure de T PHILIPPOT et le départ prématuré de S
PAYSSERAN et de S SANDOR, le groupe ne comptait plus que 14 joueurs. Certains
joueurs ont en outre fait l’impasse sur les parties physiques (T PHILIPPOT, J
CHAPEYROUT et J TRIBOULT).
La
journée a été divisée en quatre séances le samedi (9H15-11H25, 11H45-14H25,
15H15-17H55, 18H15-19H12) et le dimanche (7H10-8H45, 8H55-11H05, 12H00-15H05,
15H30-18H00).
Le stage a débuté le samedi par
un module "physique &
match" comprenant :
un
échauffement dans l'eau (1200m dont 200m en classique, 4x200m ‘’d’éducatifs’’
et 200m de préparation au test de vitesse en apnée);
un test de vitesse en apnée;
un match;
après une interruption d’une demi-heure pour un point tactique,
le travail a repris avec un match;
4x15m
vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération
complète entre chaque passage;
un
retour au calme en nage classique (300m environ).
Le second module "physique, technique &
match" a comporté :
un échauffement à sec (
une séance de gymnastique (
un
échauffement dans l’eau (
un test d’apnée (50m);
un match de 30';
un
atelier technique au cours duquel les joueurs, par groupe de 2, devaient
progresser en apnée en se faisant des passes - un joueur évoluant sur le dos -
dans la largeur du bassin;
un
second atelier technique dans lequel, toujours 2 par 2, un joueur devait
avancer avec le palet tandis que l’autre devait chercher à le récupérer en
s’aidant avec l’épaule;
un match de 30';
4x15m
vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération
complète entre chaque passage;
un
retour au calme en nage classique (150m environ).
Le troisième module "physique, apnée, tactique &
match" était composé de :
un échauffement dans l’eau (
un
match;
3
ateliers sur lesquels les joueurs tournaient :
‘’1vs1+1+1 boundaries’’, mur à droite;
enchaînement d’apnées sur 25m avec 10’’ de récupération (10 à 12
fois);
‘’1vs1+1+1 boundaries’’, mur à gauche;
un match;
4x15m
vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération
complète entre chaque passage;
un
retour au calme en nage classique (150m environ).
Le dernier module piscine du samedi, "tactique & match" comprenait
:
une
mi-temps;
2 ateliers :
‘’6 coups francs’’ pour les 13 pressentis
pour le Mondial;
travail technique pour les autres (gagne
terrain en tir intérieur et passage droite-gauche au-dessus de la ligne de
touche);
un match.
Les matchs du jour ont été
assez engagés et construits, mais hachés par les fautes ; à la demande de
l’encadrement, les arbitres présents, en formation, ont été sévères.
A la fin de cette journée, les
13 pré-sélectionnés pour Christchurch ont été annoncés, et les deux joueurs en
balance pour une sélection au sein de ce groupe ont été clairement
avertis :
P BARRO
R GINSBOURGER
Loïc HORVAIS
Luc HORVAIS
G HUGET
A LAGABBE
L LOILLIER
M PEIGNE
A ROCHA
S SANDOR
H THAURUS
T de TREBONS
G WATELET
Le stage a repris le dimanche
matin avec un module "physique, apnée,
tactique & match" comprenant :
un
footing de 40';
un test
de course à pied sur
une
séance d'étirements (courte);
après
avoir rejoint la piscine, un échauffement dans l’eau de
un test
d’apnée sur 25m;
un
match;
3
ateliers sur lesquels les joueurs tournaient :
‘’1vs1+1+1 boundaries’’, mur à droite;
enchaînement d’apnée sur 25m avec vitesse et récupération
croissantes (12 fois);
‘’1vs1+1+1 boundaries’’, mur à gauche;
une mi-temps (
un
retour au calme en PMT (100m environ).
Après un point tactique de
un échauffement à sec (
une séance de gymnastique (
un échauffement dans l’eau (
un test de
200m de retour au calme;
un match;
3
ateliers sur lesquels les joueurs tournaient :
‘’2 attaquants vs 3 défenseurs contre le mur’’, mur à droite;
un gagne terrain en tir intérieur;
‘’2 attaquants vs 3 défenseurs contre le mur’’, mur à gauche;
un match (20').
Le troisième module "apnée, tactique & match"
était composé de :
un travail technique sur 100m, 3 fois, par groupe de deux en
enchaînement de dribbles avec un nombre de gestes croissant;
‘’leap
frog’’ par groupe de 2, la meilleure paire sortant de l’eau après chaque
aller-retour (100m), la dernière paire effectuant 6x100m;
3
mi-temps enchaînées;
‘’attaque
à 300’’;
un
match.
Les matchs du dimanche ont été d'un niveau
identique à ceux joués le samedi, un peu plus mou peut-être, avec un nombre de
fautes sanctionnées toujours aussi élevé. De plus, le syndrome ‘’French kiss’’
apparu pour la première fois en juillet 95 à Perth a ressurgi à Sarcelles alors
que l’on croyait s’en être débarrassé définitivement depuis 2000 ;
lors du dernier match, l’équipe qui ne comptait que 6 joueurs (l’autre en
comptait 9 puis 8) a dominé outrageusement la partie, les noirs encaissant une
avalanche de buts sans véritable réaction. A éviter au Mondial.
La durée de travail totale a été de 7H57 le samedi
et de 8H35 le dimanche, ce qui est bien sans être exceptionnel. Les joueurs
sont restés dans l'eau 7H27 le samedi et 6H50 le dimanche (optimum, 6 heures).
Les minima continuant à augmenter, les résultats aux tests physiques décrochent
globalement: un effet secondaire des fêtes probablement…
Outre J BRECHAIRE, B BARILLERE (qui
est venu le samedi) et le responsable des équipes de France, deux stagiaires
EF1 ont participé à ce stage (F MERCIECA et A POTELLE). L’effectif
d’encadrement étant suffisant, les joueurs les plus expérimentés n’ont pas été
sollicités pour participer à l’animation du stage (si ce n’est M PEIGNE qui a
géré les
échauffements aquatiques le samedi).
A
souligner la présence d’un nombre suffisant d’arbitres grâce à la tenue d’une
session de formation AN1 encadrée par S LEPAGE (demande de l'encadrement de
l'équipe de France formulée en juillet 96, renouvelée en septembre 97, juillet
98, septembre 99, juin 2000, septembre 2001, novembre 2002 et en septembre
2003).
En
conclusion, un stage ‘’syndical’’ du point de vue de la durée du travail et de
l’engagement dans le jeu, avec, il faut le souligner, le retour désagréable du
syndrome ‘’French kiss’’. La participation est stable comparativement au stage
long (16 joueurs en moyenne sur deux jours). Quant aux tests physiques, le
nombre de joueurs qui suivent la hausse des exigences se réduit, mais plusieurs
arrivent à dépasser leur maximum de l’année précédente.
7. Compte rendu du stage d'Orléans du 6 et 7 février 2004
Le
stage était organisé le samedi 6 et le dimanche 7 février 2004 par le Pt du
Club Subaquatique Orléanais, D TOITOT, à la piscine d'Orléans
L’effectif
était de nouveau complet chez les A (sélection oblige). Toutefois, A ROCHA et G
WATELET (travail) ainsi que T de TREBONS (voiturier des deux ‘’travailleurs’’)
sont arrivés vers 15H00
le samedi, et G WATELET est parti à 17H00 le dimanche (train trop tôt).
Chez
les B, T GROSSIN et A POSTAL (non-excusés), N LEGEAY (blessés), J TRIBOULT et T
PHILIPPOT (études) étaient absents. Pour compenser ces absences, E VIGUIE et K
Le BON ainsi que les juniors D SALVIA et M GASCUEL ont participé au stage.
La
journée a été divisée en trois séances le samedi (8H40-10H30, 11H05-14H55,
16H00-19H15) et quatre le dimanche (6H45-7H30, 8H25-10H40, 11H25-14H25,
15H05-17H55).
Le premier module piscine du samedi, "physique & match", a permis aux joueurs d’effectuer :
un échauffement extérieur;
un
échauffement dans l'eau de 900m (dont 800m d’éducatifs);
un match;
200m de récupération;
un test sur
200m de récupération.
Le second module piscine, "physique, tactique & match", était composé de :
un
échauffement dans l'eau de 1400m (dont 600m d’éducatifs et 600m de travail
d’apnée);
un match;
‘’attaque à 300’’;
un match;
‘’6 coups francs’’;
trois mi-temps enchaînées;
4x12,5m
vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération
complète entre chaque passage;
100m de récupération.
Après un rappel tactique de
un
échauffement dans l'eau de 1000m (préparation type d’avant match pour le
Mondial) animé par A LAGABBE;
un
match;
‘’3 vs 3
contre le mur’’ qui a permis de travailler la fixation et la sortie du mur
comme lors du stage précédent;
un
match;
un
nouvel échauffement dans l'eau de 700m (dont 300m d’éducatifs et 400m de
travail d’apnée);
un test
d’apnée (50m).
Les
matchs ont été d'un niveau moyen au cours de cette journée, mais le jeu était
ouvert du fait des grandes dimensions du terrain (25mx20m) et du nombre
suffisant de joueurs (remplaçants).
La journée du dimanche a
commencé par un footing de
un
échauffement dans l'eau de 1000m (dont 600m de préparation au Cooper);
un test
de palmage sur
100m de
récupération;
trois mi-temps enchaînées;
‘’6
coups francs’’;
4x12,5m
vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération
complète entre chaque passage;
200m de
récupération.
Après
un échauffement
dans l'eau de 1000m (dont 600m de préparation à l’apnée);
un test
d’apnée sur 25m;
‘’21
goals’’;
un
match;
‘’sortie
du mur’’, les deux équipes cherchant à s’emparer du palet puis à effectuer
un changement d’aile à partir d’un lâcher de palet effectué contre un mur;
un match;
4x12,5m
vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération
complète entre chaque passage;
150m de
récupération en classique.
La dernière séance du dimanche,
"apnée, tactique individuelle,
technique & match",
comprenait :
une séance de gymnastique de
un échauffement aquatique de 1000m (dont 800m d’éducatifs);
un match;
deux ateliers :
penalty et ‘’6 entre deux’’ pour quelques joueurs
pressentis pour le Mondial;
technique individuelle pour les autres (gagne terrain en
tir intérieur, ‘’précision tir’’, tirs intérieur-extérieur au-dessus de la
ligne de touche en avançant);
un match.
Les matchs ont été de nouveau
moyennement engagé mais plus construit, avec comme toujours beaucoup plus
d’engagement et quelques belles actions de jeu au cours du dernier module.
La durée
de travail totale a été de 8H50 le samedi et le dimanche, ce qui est excellent.
Les joueurs sont restés dans l'eau environ 8H40 le samedi et 7H35 le dimanche.
Un stage ‘’record’’ par conséquent, qui efface des tablettes le regroupement
d’avril 2002 à Sarcelles.
Comme
l’année dernière, l’équipe a pu accéder au bassin les deux jours, même s’il a
fallu se ‘’tasser’’ sur trois lignes d’eau le samedi durant les périodes
ouvertes au public. Les conditions matérielles très bonnes et le coût de
revient modique (pas de location de piscine) motivent la demande de stage qui a
d’ores et déjà été faite pour l’année prochaine. L’équipe de France a également
confirmé qu’un ou deux représentants participeraient à l’animation de
"l'Aquaraid" le 25 juin 2004. Cela permettra peut-être de contacter
de nouveau les représentantes du Club Subaquatique Dunois et du Club de Plongée
Dampierre, vues l’année dernière, qui ne sont pas déplacées à Orléans à
l’occasion de ce stage.
A noter la présence de 4 arbitres (D ARNAUD, M
GUERAICHE, Y CASTELLA et F LECORVEC) les deux jours pour une ‘’mise à niveau’’
(demande formulée par l'encadrement de l'équipe de France à tous les CNI depuis
juillet 96). N THIAUCOURT (Nancy) a également participé à ce stage en tant que
stagiaire EF1. L’effectif d’encadrement étant suffisant, les joueurs les plus
expérimentés n’ont que très peu été sollicités pour participer à l’animation du
stage (S SANDOR et A LAGABBE).
Aucun
blessé à déplorer au cours de ce stage, ce qui est une première (et dernière)
pour la saison.
A la fin de cette journée, les
12 sélectionnés pour Christchurch ont été annoncés ainsi que les deux joueurs
remplaçants :
P BARRO ASP Asnières
R GINSBOURGER RSSM Rennes
Loïc HORVAIS CSMB Fontenay-Trésigny
Luc HORVAIS CSMB Fontenay-Trésigny
G HUGET CSMB Fontenay-Trésigny
A LAGABBE CSMB Fontenay-Trésigny
M PEIGNE CSMB Fontenay-Trésigny
A ROCHA RSSM Rennes
S SANDOR HOPE Paris
H THAURUS CSMB Fontenay-Trésigny
T de TREBONS HOPE Paris
G WATELET ACS Sedan
En cas de forfait, L LOILLIER
(13ème) ou S PAYSSERAN (14ème) ferait le voyage.
En
conclusion, un stage ‘’record’’ du point de vue de la charge de travail (8H50
en moyenne sur deux jours, précédent record 8H35 en avril 2002), même si
le niveau du jeu n’a pas toujours été à
7. Compétition internationale à Zeist en mars 2004
Après avoir reçu les Hollandais
à Sarcelles en octobre, l'encadrement de l'équipe de France espérait recevoir
une invitation en retour, ce qui n’a pas été le cas. Un argument supplémentaire
pour sortir du budget équipe de France le tournoi international de Sarcelles
(organisé en janvier les deux saisons précédentes).
8. Compte rendu des championnats du Monde du 23 mars au 2 avril 2004
Parti le
18 mars de Paris en fin de matinée (en retard), le groupe hommes est arrivé à
Christchurch le 20 mars en début d’après-midi (34 heures de voyage, dont
11heures d’attente à Singapour, plus 12 heures de décalage horaire). Tout le
monde est rentré à Paris le 5 avril tôt le matin. La compétition s'est déroulée
du mardi 23 mars au vendredi 2 avril à la piscine ‘’Queen Elizabeth II Park,
Aquatic Centre’’ de Christchurch. Le tournoi senior n’a toutefois commencé que
le 25 mars, soit une durée de 9 jours au lieu de 7 habituellement.
Pour
cette seconde édition du Mondial en Nle Zélande, le terrain délimité était de
grande dimension (24,5mx15m) dans un bassin à fond plat à 2m doté d’un
carrelage glissant. L’association avec l’excellent palet néo-zélandais a
favorisé le développement d’un jeu rapide. Un bastaing en aluminium de
La désignation de A LAGABBE
(capitaine) et de T de TREBONS (vice-capitaine) a été confirmée par
l'entraîneur lors de la réunion de lancement du tournoi qui précédait la
désormais rituelle ‘’cérémonie de remise des bonnets’’ organisée pour l’ensemble de la
délégation le lundi après-midi (l’ouverture officielle du
tournoi s’étant déroulée le lundi matin). A noter également le remplacement de
Loïc HORVAIS (forfait) par L LOILLIER (qui aurait participé de toute façon mais
en tant qu’arbitre).
10.1. Les journées d'entraînement
De
dimanche à jeudi (premier jour du tournoi), les joueurs ont suivi une
préparation qui leur a permis de s’acclimater (décalage horaire, ambiance du
tournoi, aire de jeu et palet,…) et de monter progressivement en pression
(physique et psychologique). A noter la séance d’aquagym suivie d’un stretching
organisée à Singapour (ce qui a beaucoup étonné les Sud-africains) qui a
été très utile pour que les organismes commencent à rattraper le décalage
horaire mais aussi pour que les esprits entrent positivement dans la
compétition.
Samedi
Arrivés trop tard à la piscine
(le créneau des Français était à 15H00, c’est à dire au moment où ils sont
sortis de l’aéroport), les joueurs ont effectué :
Dimanche
travail en
extérieur (7H30-8H30) :
travail musculaire (
piscine (11H25-13H00,
Lundi
piscine (12H15-13H30,
travail en
extérieur (17H00-17H50 environ) :
Mardi
piscine (8H50-9H30 dans le bassin du tournoi avec un
réveil à 5H00) :
Un point tactique a été
effectué à l’issue de cette séance.
travail en
extérieur (en début d’après-midi peut-être) :
Mercredi
Un travail tactique hors de l’eau a été effectué
avant la séance aquatique.
piscine (10H10-10H50 approximativement dans le bassin
du tournoi) :
Aucun
travail n’a été effectué le jeudi (début du tournoi avec deux matchs). En
revanche, le vendredi matin (à 9H30 approximativement), un footing de
10.2. Le tournoi
L’équipe
de France termine troisième du round robin en ayant enregistré deux défaites
contre l’Australie (2 à 3) et
La médaille
d’or revient aux Néo-zélandais - leur première - qui de l’avis de tous les
techniciens présents disposaient de la meilleure équipe. Compte tenu de leur
résultat en 2002 (2ème) et du fait que le tournoi se déroulait à
‘’domicile’’ (pas de sélection par l’argent), ils étaient, il est vrai, les
favoris logiques. Avec trois nouveaux seulement, les finalistes malheureux de
2002 ont mis ‘’le turbo en play-off’’ (dixit A LAGABBE) après un round robin où
ils ont été battus par les Australiens. ‘’La meilleure défense vue ces
dernières années’’ selon D LAMBERT, le coach australien, a beaucoup compté dans
ce résultat. Pour les Français, la ligne d’attaque n’était pas mal non plus
avec des joueurs capables d’enchaîner plusieurs actions sans remonter. Une
équipe très homogène donc (‘’la plus homogène’’ note A LAGABBE), beaucoup de
monde au fond (4 à 5 en permanence, notamment en play-off), une technique
individuelle exceptionnelle (les Kiwis récupèrent le palet dans toutes les
positions et passent souvent en un contre un), une tactique pragmatique où
l’efficacité l’emporte sur la recherche du beau jeu (‘’pratiquer un jeu simple
peut être suffisant pour gagner’’ souligne le coach néo-z), voila les
ingrédients du succès. ‘’Ils étaient portés par la même dynamique que les
Français en 1998’’ note encore D LAMBERT. Un succès qui doit aussi beaucoup au
coach, A CARR, qui suit cette génération de joueurs depuis 1994. Pour ce faire,
il a choisi des joueurs efficaces (‘’des personnalités solides capables de
jouer juste et vite’’) et a rejeté les ‘’dreamers’’ (ceux qui privilégient le
beau jeu). Reste l’usage de la ‘’ventoline’’, autorisée en Nle Zélande, qui
jette la suspicion sur cette performance. Les Australiens reconnaissent qu’ils
ne pouvaient ambitionner mieux compte tenu des lacunes de leur
préparation et de la perte de leur leader de jeu en cours de championnat
(tympan). Pourtant, en étant passé près du précipice en demi face aux
Hollandais, ils ont tout de même joué leur treizième finale en 14
participations au Mondial ! Les ‘’vieux’’ de la ligne d’arrières ont
beaucoup contribué à ce résultat, la nouvelle génération à l’avant étant
beaucoup moins performante.
Le plus
surprenant est probablement de retrouver de nouveau les Hollandais à la 4ème
place (5ème du round robin) avec une équipe qui comptait 4 nouveaux
par rapport à Calgary. C TEULING (avec l’aide de J HERBERT… par téléphone) a
probablement eu tort de jouer le tout pour le tout contre les Australiens en
demi-finale car plus frais, qui sait ce que les Hollandais auraient pu faire
contre les Français pour la troisième place (les Français ont encaissé un 3 à 0
en seconde mi-temps). Avec une équipe de nouveau très fortement renouvelée (7
nouveaux), un coach (S WOODBOURNE) désigné cinq mois avant le tournoi après la
défection de son prédécesseur (C WARWICK) et toujours des problèmes de groupe
liés à la personnalité ‘’difficile’’ du capitaine, les Sud-africains améliorent
tout de même leur classement (7èmes en 2002). Ils battent les
Anglais pour la 5ème place à l’issue de play-off médiocres et après
avoir alterné le meilleur (gain 9 à 4 contre l’Australie) et le pire (perte 3 à
5 contre l’Angleterre) en round robin. Le coach a bien pris la dimension des
problèmes (il avait axé ce Mondial sur la réduction des fautes, problème no
1 de l’équipe à Hobart et à Calgary) tant au niveau de la composition du groupe
(il va élargir le recrutement) que de la préparation du tournoi (qui doit être
plus ‘’professionnelle’’). Les Anglais ont présenté une équipe avec plusieurs
jeunes joueurs de très bon niveau. Ils ont fait souffrir les Français tant en
round robin qu’en quart de finale (après avoir visionné le match du premier
tour, ils ont bien contré les Français en play-off). Là encore, le changement
de coach (intervenu après le mondial) devrait accélérer les progrès de cette
équipe. Le Canada, pratiquement sans aucun Québécois, et les USA, avec une
équipe très fortement renouvelée également (cf. annexe 4), ferment la marche
assez loin de leur niveau passé. Les Turcs, qui auraient dû évoluer en groupe B
si le nombre de participants avait été suffisant, ont découvert le haut niveau
international lors de ce championnat. En résumé, une hiérarchie comparée à 2002
où l’Afrique du sud et l’Angleterre prennent la place des USA et du Canada, et
où l’Australie cède son fauteuil à
La
France confirme son statut de meilleure nation européenne à Christchurch,
malgré le forfait de dernière minute de Loïc HORVAIS (maladie) et les blessures
de Luc HORVAIS et de M PEIGNE durant le tournoi. Un peu comme les Australiens,
ce résultat doit beaucoup à la présence de quelques ‘’vétérans’’, dont deux
faisaient leur retour à l’avant (T de TREBONS et G HUGET). Le round robin a été
moins bien négocié qu’à Calgary avec deux échecs contre
Le niveau du tournoi, approché par le nombre de
buts marqués, est en baisse par rapport à Calgary et plus encore
comparativement à Hobart. La tendance au gonflement des scores constatée depuis
2002 dans le round robin (après une forte chute entre 1984 et 2000) s’est en
effet confirmée à Christchurch (cf. annexe 2). La faible profondeur et
‘’l’étalement’’ du tournoi sur 9 jours (1,1 match par jour contre 1,85 les
éditions précédentes en comptant les matchs A contre B) ont pourtant aidé les
formations les moins prêtes physiquement à ne pas encaisser de buts.
L’arbitrage à l’inverse a plutôt favorisé les nations fortes: les arbitres ont
un peu moins interrompu le jeu sur coup franc et ont sorti les joueurs pour des
durées beaucoup plus longues comparativement aux éditions précédentes. Les deux
effets s’annulant, on peut donc admettre que les différences de niveau se sont
creusées depuis 2002 entre les huit meilleures nations. Dans le tour final, la
tendance est moins nette. Globalement, les play-off apparaissent plus faciles,
avec une moindre sévérité des arbitres qui ont davantage laissé le jeu se
dérouler et la fatigue des nations les plus faibles annihilant l’avantage lié à
la faible profondeur. Cependant, si on se focalise sur les 4 matchs donnant
l’accès au podium (2 demi-finales ‘’vrais’’, petite et grande finale),
l’obtention d’une médaille s’est avéré aussi difficile qu’à San José qui a
marqué un sommet dans ce domaine (cf. annexe 2). En résumé, le tournoi a été
‘’facile’’ jusqu’en quart et beaucoup plus difficile ensuite.
En conclusion, l’équipe garçons conquiert
difficilement la médaille de bronze, une troisième place méritée toutefois au
vu des résultats du round robin (le goal average place nettement les Français
dans le trio de tête). Le coaching de J BRECHAIRE a de nouveau été déterminant
pour atteindre ce résultat compte tenu du niveau moyen de préparation des
joueurs (plusieurs ‘’déceptions’’ à l’issue de ce Mondial ce qui explique les
rétrogradations en B et le peu de promus en A) et de la difficulté du tournoi
pour les matchs d’accession au podium. A noter également le soutien efficace
assuré par Jean-Marie CARDONNER, l’accompagnateur du groupe hommes. La suite va
dépendre du rythme de renouvellement du groupe et du niveau d’implication
personnelle de la nouvelle génération. La médaille d’or se gagne en effet AVANT
le Mondial (6 séances d’entraînement hebdomadaire pour les Néo-z durant
les 12 mois qui ont précédé le Mondial).
10.3 Les résultats
10.3.1 Round robin
|
Equipes |
Points |
Matchs Gagnés |
Matchs Perdus |
Egalités |
Buts marqués |
Buts encaissés |
Différence de buts |
|
Australie |
14 |
7 |
1 |
0 |
55 |
-16 |
39 |
|
Nle
Zélande |
14 |
7 |
1 |
0 |
51 |
-7 |
44 |
|
France |
12 |
6 |
2 |
0 |
49 |
-16 |
33 |
|
Afrique
du Sud |
10 |
5 |
3 |
0 |
39 |
-26 |
13 |
|
Hollande |
8 |
4 |
4 |
0 |
42 |
-31 |
11 |
|
Angleterre |
8 |
4 |
4 |
0 |
25 |
-26 |
-1 |
|
USA |
4 |
2 |
6 |
0 |
15 |
-42 |
-27 |
|
Canada |
2 |
1 |
7 |
0 |
12 |
-47 |
-35 |
|
Turquie |
0 |