Compte rendu des stages et compétitions

 

6.  Compte rendu du stage de Sarcelles du 18 et 19 janvier 2004

 

Le stage de Sarcelles était organisé le samedi 18 et le dimanche 19 janvier 2003 par l'Association Amicale et Sportive de Sarcelles, activité subaquatique, au centre sportif Nelson Mandela.

 

Pour la première fois de la saison, aucun absent n’était à déplorer chez les A. Toutefois, Luc HORVAIS a dû quitter le stage à 15H30 le samedi après-midi (contrainte familiale) avant de revenir le dimanche, et S SANDOR a dû partir à 16H30 le dimanche (avion trop tôt).  

 

Chez les B, T GROSSIN et A POSTAL (non-excusés) étaient absents. De plus, M PEIGNE et N LEGEAY, blessés, sont venus mais n’ont pas participé au stage. Outre J TRIBOULT, deux nouveaux ont complété l’effectif : E VIGUIE (Asnières) et K Le BON (HOPE) qui n’est venu toutefois que le samedi. Par ailleurs, X DEMEULEMEESTER (USAP Pessac) a fait une ‘’pige’’ en senior le samedi avant de rejoindre le groupe junior pour le reste du week-end. A noter que T PHILIPPOT, blessé, a arrêté le stage à 15H00 et que S PAYSSERAN est parti à 16H00 (train trop tôt) le dimanche.

 

Au total, tous les joueurs du groupe A et 7 joueurs sur les 12 du groupe B ont suivi ce stage, soit 18 participants le samedi avec J TRIBOULT, E VIGUIE et K Le BON. Le dimanche après-midi, en l’absence de K Le BON, après la sortie sur blessure de T PHILIPPOT et le départ prématuré de S PAYSSERAN et de S SANDOR, le groupe ne comptait plus que 14 joueurs. Certains joueurs ont en outre fait l’impasse sur les parties physiques (T PHILIPPOT, J CHAPEYROUT et J TRIBOULT).

 

La journée a été divisée en quatre séances le samedi (9H15-11H25, 11H45-14H25, 15H15-17H55, 18H15-19H12) et le dimanche (7H10-8H45, 8H55-11H05, 12H00-15H05, 15H30-18H00).

 

Le stage a débuté le samedi par un module "physique & match" comprenant :

un échauffement dans l'eau (1200m dont 200m en classique, 4x200m ‘’d’éducatifs’’ et 200m de préparation au test de vitesse en apnée);

     un test de vitesse en apnée;

     un match;

     après une interruption d’une demi-heure pour un point tactique, le travail a repris avec un match;

4x15m vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération complète entre chaque passage;

un retour au calme en nage classique (300m environ).

 

Le second module "physique, technique & match" a comporté :

     un échauffement à sec (10’);

     une séance de gymnastique (20’);

     un échauffement dans l’eau (1100 m avec 100m sans palme, 6x100m ‘’d’éducatifs’’ dont 200m souple et 400m de préparation à l’apnée);

     un test d’apnée (50m);

     un match de 30';

un atelier technique au cours duquel les joueurs, par groupe de 2, devaient progresser en apnée en se faisant des passes - un joueur évoluant sur le dos - dans la largeur du bassin;

un second atelier technique dans lequel, toujours 2 par 2, un joueur devait avancer avec le palet tandis que l’autre devait chercher à le récupérer en s’aidant avec l’épaule;

     un match de 30';

4x15m vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération complète entre chaque passage;

un retour au calme en nage classique (150m environ).

 

Le troisième module "physique, apnée, tactique & match" était composé de :

     un échauffement dans l’eau (1000 m avec 200m sans palme, 4x100m sous forme d’accélérations progressivement allongées, 200m ‘’d’éducatifs’’ et 100m ‘’souple’’);

un match;

3 ateliers sur lesquels les joueurs tournaient :

‘’1vs1+1+1 boundaries’’, mur à droite;

enchaînement d’apnées sur 25m avec 10’’ de récupération (10 à 12 fois);

‘’1vs1+1+1 boundaries’’, mur à gauche;

un match;

4x15m vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération complète entre chaque passage;

un retour au calme en nage classique (150m environ).

 

Le dernier module piscine du samedi, "tactique & match" comprenait :

une mi-temps;

2 ateliers :

     ‘’6 coups francs’’ pour les 13 pressentis pour le Mondial;

     travail technique pour les autres (gagne terrain en tir intérieur et passage droite-gauche au-dessus de la ligne de touche);

     un match.

 

Les matchs du jour ont été assez engagés et construits, mais hachés par les fautes ; à la demande de l’encadrement, les arbitres présents, en formation, ont été sévères.

 

A la fin de cette journée, les 13 pré-sélectionnés pour Christchurch ont été annoncés, et les deux joueurs en balance pour une sélection au sein de ce groupe ont été clairement avertis :

 

P BARRO

R GINSBOURGER

Loïc HORVAIS

Luc HORVAIS

G HUGET

A LAGABBE

L LOILLIER

M PEIGNE

A ROCHA

S SANDOR

H THAURUS

T de TREBONS

G WATELET

 

Le stage a repris le dimanche matin avec un module "physique, apnée, tactique & match" comprenant :

un footing de 40';

un test de course à pied sur 12’ (Cooper);

une séance d'étirements (courte);

après avoir rejoint la piscine, un échauffement dans l’eau de 1200 m (200m classique, 400m ‘’d’éducatifs’’ et 400m de préparation à l’apnée suivis par un 200m ‘’souple’’);

un test d’apnée sur 25m;

un match;

3 ateliers sur lesquels les joueurs tournaient :

‘’1vs1+1+1 boundaries’’, mur à droite;

enchaînement d’apnée sur 25m avec vitesse et récupération croissantes (12 fois);

‘’1vs1+1+1 boundaries’’, mur à gauche;

          une mi-temps (10’);

un retour au calme en PMT (100m environ).

 

Après un point tactique de 30’, le second module "physique, tactique, technique & match" a comporté :

     un échauffement à sec (15’);

     une séance de gymnastique (30’);

     un échauffement dans l’eau (1100 m avec 200m sans palme, 400m ‘’d’éducatifs’’, 300m de préparation au Cooper et 200m récupération);

     un test de 12’ jambes (Cooper);

     200m de retour au calme;

     un match;

3 ateliers sur lesquels les joueurs tournaient :

‘’2 attaquants vs 3 défenseurs contre le mur’’, mur à droite;

un gagne terrain en tir intérieur;

‘’2 attaquants vs 3 défenseurs contre le mur’’, mur à gauche;

     un match (20').

 

Le troisième module "apnée, tactique & match" était composé de :

     un travail technique sur 100m, 3 fois, par groupe de deux en enchaînement de dribbles avec un nombre de gestes croissant;

‘’leap frog’’ par groupe de 2, la meilleure paire sortant de l’eau après chaque aller-retour (100m), la dernière paire effectuant 6x100m;

3 mi-temps enchaînées;

‘’attaque à 300’’;

un match.

 

Les matchs du dimanche ont été d'un niveau identique à ceux joués le samedi, un peu plus mou peut-être, avec un nombre de fautes sanctionnées toujours aussi élevé. De plus, le syndrome ‘’French kiss’’ apparu pour la première fois en juillet 95 à Perth a ressurgi à Sarcelles alors que l’on croyait s’en être débarrassé définitivement depuis 2000 ; lors du dernier match, l’équipe qui ne comptait que 6 joueurs (l’autre en comptait 9 puis 8) a dominé outrageusement la partie, les noirs encaissant une avalanche de buts sans véritable réaction. A éviter au Mondial.

 

La durée de travail totale a été de 7H57 le samedi et de 8H35 le dimanche, ce qui est bien sans être exceptionnel. Les joueurs sont restés dans l'eau 7H27 le samedi et 6H50 le dimanche (optimum, 6 heures). Les minima continuant à augmenter, les résultats aux tests physiques décrochent globalement: un effet secondaire des fêtes probablement…

 

Outre J BRECHAIRE, B BARILLERE (qui est venu le samedi) et le responsable des équipes de France, deux stagiaires EF1 ont participé à ce stage (F MERCIECA et A POTELLE). L’effectif d’encadrement étant suffisant, les joueurs les plus expérimentés n’ont pas été sollicités pour participer à l’animation du stage (si ce n’est M PEIGNE qui a géré les échauffements aquatiques le samedi). 

 

A souligner la présence d’un nombre suffisant d’arbitres grâce à la tenue d’une session de formation AN1 encadrée par S LEPAGE (demande de l'encadrement de l'équipe de France formulée en juillet 96, renouvelée en septembre 97, juillet 98, septembre 99, juin 2000, septembre 2001, novembre 2002 et en septembre 2003).

 

En conclusion, un stage ‘’syndical’’ du point de vue de la durée du travail et de l’engagement dans le jeu, avec, il faut le souligner, le retour désagréable du syndrome ‘’French kiss’’. La participation est stable comparativement au stage long (16 joueurs en moyenne sur deux jours). Quant aux tests physiques, le nombre de joueurs qui suivent la hausse des exigences se réduit, mais plusieurs arrivent à dépasser leur maximum de l’année précédente. 

 

7.  Compte rendu du stage d'Orléans du 6 et 7 février 2004

 

Le stage était organisé le samedi 6 et le dimanche 7 février 2004 par le Pt du Club Subaquatique Orléanais, D TOITOT, à la piscine d'Orléans La Source. Le stage réunissait tous les joueurs des groupes A et B du samedi 8H30 au dimanche 18H30. Il était sélectif pour les championnats du Monde à Christchurch.

 

L’effectif était de nouveau complet chez les A (sélection oblige). Toutefois, A ROCHA et G WATELET (travail) ainsi que T de TREBONS (voiturier des deux ‘’travailleurs’’) sont arrivés vers 15H00 le samedi, et G WATELET est parti à 17H00 le dimanche (train trop tôt).  

 

Chez les B, T GROSSIN et A POSTAL (non-excusés), N LEGEAY (blessés), J TRIBOULT et T PHILIPPOT (études) étaient absents. Pour compenser ces absences, E VIGUIE et K Le BON ainsi que les juniors D SALVIA et M GASCUEL ont participé au stage.

 

La journée a été divisée en trois séances le samedi (8H40-10H30, 11H05-14H55, 16H00-19H15) et quatre le dimanche (6H45-7H30, 8H25-10H40, 11H25-14H25, 15H05-17H55).

 

 Le premier module piscine du samedi, "physique & match", a permis aux joueurs d’effectuer :

     un échauffement extérieur;

un échauffement dans l'eau de 900m (dont 800m d’éducatifs);

     un match;

     200m de récupération;

     un test sur 12’ PMT (Cooper);

     200m de récupération.

 

Le second module piscine, "physique, tactique & match", était composé de :

un échauffement dans l'eau de 1400m (dont 600m d’éducatifs et 600m de travail d’apnée);

     un match;

     ‘’attaque à 300’’;

     un match;

     ‘’6 coups francs’’;

     trois mi-temps enchaînées;

4x12,5m vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération complète entre chaque passage;

     100m de récupération.

         

Après un rappel tactique de 30’, le troisième module piscine, "physique, apnée, tactique & match", comprenait :

un échauffement dans l'eau de 1000m (préparation type d’avant match pour le Mondial) animé par A LAGABBE;

un match;

‘’3 vs 3 contre le mur’’ qui a permis de travailler la fixation et la sortie du mur comme lors du stage précédent;

un match;

un nouvel échauffement dans l'eau de 700m (dont 300m d’éducatifs et 400m de travail d’apnée);

un test d’apnée (50m).

 

Les matchs ont été d'un niveau moyen au cours de cette journée, mais le jeu était ouvert du fait des grandes dimensions du terrain (25mx20m) et du nombre suffisant de joueurs (remplaçants).

 

La journée du dimanche a commencé par un footing de 45’. Après le petit-déjeuner, tout le monde s’est retrouvé à la piscine pour un module "physique, tactique & match" comprenant:  

un échauffement dans l'eau de 1000m (dont 600m de préparation au Cooper);

un test de palmage sur 12’ (Cooper);

100m de récupération;

     trois mi-temps enchaînées;

‘’6 coups francs’’;

4x12,5m vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération complète entre chaque passage;

200m de récupération.

 

Après 30’ de point tactique, le deuxième module, "physique, apnée, technique, tactique & match", était composé de :

un échauffement dans l'eau de 1000m (dont 600m de préparation à l’apnée);

un test d’apnée sur 25m;

‘’21 goals’’;

un match;

‘’sortie du mur’’, les deux équipes cherchant à s’emparer du palet puis à effectuer un changement d’aile à partir d’un lâcher de palet effectué contre un mur;

     un match;

4x12,5m vitesse en immersion, départ au mur, pour tout le monde, avec récupération complète entre chaque passage;

150m de récupération en classique.

 

La dernière séance du dimanche, "apnée, tactique individuelle, technique & match", comprenait :

     une séance de gymnastique de 20’ (abdominaux, pompes,…) animée par S SANDOR;

     10’ d’étirements;

     un échauffement aquatique de 1000m (dont 800m d’éducatifs);

     un match;

     deux ateliers :

          penalty et ‘’6 entre deux’’ pour quelques joueurs pressentis pour le Mondial;

          technique individuelle pour les autres (gagne terrain en tir intérieur, ‘’précision tir’’, tirs intérieur-extérieur au-dessus de la ligne de touche en avançant);

     un match.

 

Les matchs ont été de nouveau moyennement engagé mais plus construit, avec comme toujours beaucoup plus d’engagement et quelques belles actions de jeu au cours du dernier module.

 

La durée de travail totale a été de 8H50 le samedi et le dimanche, ce qui est excellent. Les joueurs sont restés dans l'eau environ 8H40 le samedi et 7H35 le dimanche. Un stage ‘’record’’ par conséquent, qui efface des tablettes le regroupement d’avril 2002 à Sarcelles.

 

Comme l’année dernière, l’équipe a pu accéder au bassin les deux jours, même s’il a fallu se ‘’tasser’’ sur trois lignes d’eau le samedi durant les périodes ouvertes au public. Les conditions matérielles très bonnes et le coût de revient modique (pas de location de piscine) motivent la demande de stage qui a d’ores et déjà été faite pour l’année prochaine. L’équipe de France a également confirmé qu’un ou deux représentants participeraient à l’animation de "l'Aquaraid" le 25 juin 2004. Cela permettra peut-être de contacter de nouveau les représentantes du Club Subaquatique Dunois et du Club de Plongée Dampierre, vues l’année dernière, qui ne sont pas déplacées à Orléans à l’occasion de ce stage.

 

A noter la présence de 4 arbitres (D ARNAUD, M GUERAICHE, Y CASTELLA et F LECORVEC) les deux jours pour une ‘’mise à niveau’’ (demande formulée par l'encadrement de l'équipe de France à tous les CNI depuis juillet 96). N THIAUCOURT (Nancy) a également participé à ce stage en tant que stagiaire EF1. L’effectif d’encadrement étant suffisant, les joueurs les plus expérimentés n’ont que très peu été sollicités pour participer à l’animation du stage (S SANDOR et A LAGABBE). 

 

Aucun blessé à déplorer au cours de ce stage, ce qui est une première (et dernière) pour la saison.

 

A la fin de cette journée, les 12 sélectionnés pour Christchurch ont été annoncés ainsi que les deux joueurs remplaçants :

 

P BARRO                ASP Asnières

R GINSBOURGER         RSSM Rennes

Loïc HORVAIS             CSMB Fontenay-Trésigny

Luc HORVAIS              CSMB Fontenay-Trésigny

G HUGET                CSMB Fontenay-Trésigny

A LAGABBE                 CSMB Fontenay-Trésigny

M PEIGNE                   CSMB Fontenay-Trésigny

A ROCHA               RSSM Rennes

S SANDOR                  HOPE Paris

H THAURUS            CSMB Fontenay-Trésigny

T de TREBONS        HOPE Paris

G WATELET            ACS Sedan  

 

En cas de forfait, L LOILLIER (13ème) ou S PAYSSERAN (14ème) ferait le voyage.

 

En conclusion, un stage ‘’record’’ du point de vue de la charge de travail (8H50 en moyenne sur deux jours, précédent record 8H35 en avril 2002), même si le niveau du jeu n’a pas toujours été à la hauteur. La participation élevée est également à souligner (18,25 joueurs en moyenne sur le week-end). Quant aux tests physiques, trois joueurs seulement ont atteint les 1000m au Cooper (Loïc HORVAIS et H THAURUS au 12’ PMT ainsi que G WATELET au 12’ palmage). Malgré cela, la moyenne générale annuelle au Cooper PMT progresse nettement par rapport à 2003 (+22m).

 

7.  Compétition internationale à Zeist en mars 2004

 

Après avoir reçu les Hollandais à Sarcelles en octobre, l'encadrement de l'équipe de France espérait recevoir une invitation en retour, ce qui n’a pas été le cas. Un argument supplémentaire pour sortir du budget équipe de France le tournoi international de Sarcelles (organisé en janvier les deux saisons précédentes).

 

8.  Compte rendu des championnats du Monde du 23 mars au 2 avril 2004

 

Parti le 18 mars de Paris en fin de matinée (en retard), le groupe hommes est arrivé à Christchurch le 20 mars en début d’après-midi (34 heures de voyage, dont 11heures d’attente à Singapour, plus 12 heures de décalage horaire). Tout le monde est rentré à Paris le 5 avril tôt le matin. La compétition s'est déroulée du mardi 23 mars au vendredi 2 avril à la piscine ‘’Queen Elizabeth II Park, Aquatic Centre’’ de Christchurch. Le tournoi senior n’a toutefois commencé que le 25 mars, soit une durée de 9 jours au lieu de 7 habituellement.

 

Pour cette seconde édition du Mondial en Nle Zélande, le terrain délimité était de grande dimension (24,5mx15m) dans un bassin à fond plat à 2m doté d’un carrelage glissant. L’association avec l’excellent palet néo-zélandais a favorisé le développement d’un jeu rapide. Un bastaing en aluminium de 40 cm de haut (suffisant pour empêcher les sorties de l’aire de jeu) faisait office de ligne de touche sur un côté.

 

La désignation de A LAGABBE (capitaine) et de T de TREBONS (vice-capitaine) a été confirmée par l'entraîneur lors de la réunion de lancement du tournoi qui précédait la désormais rituelle ‘’cérémonie de remise des bonnets’’ organisée pour l’ensemble de la délégation le lundi après-midi (l’ouverture officielle du tournoi s’étant déroulée le lundi matin). A noter également le remplacement de Loïc HORVAIS (forfait) par L LOILLIER (qui aurait participé de toute façon mais en tant qu’arbitre).

 

10.1.  Les journées d'entraînement

 

De dimanche à jeudi (premier jour du tournoi), les joueurs ont suivi une préparation qui leur a permis de s’acclimater (décalage horaire, ambiance du tournoi, aire de jeu et palet,…) et de monter progressivement en pression (physique et psychologique). A noter la séance d’aquagym suivie d’un stretching organisée à Singapour (ce qui a beaucoup étonné les Sud-africains) qui a été très utile pour que les organismes commencent à rattraper le décalage horaire mais aussi pour que les esprits entrent positivement dans la compétition. 

 

     Samedi

Arrivés trop tard à la piscine (le créneau des Français était à 15H00, c’est à dire au moment où ils sont sortis de l’aéroport), les joueurs ont effectué :           

30’ de footing environ;

              15’ d’étirements environ.

 

     Dimanche

               travail en extérieur (7H30-8H30) :  

                   30’ de footing environ;

                   travail musculaire (30’ environ).

              piscine (11H25-13H00, 60’ dans la piscine d’échauffement puis 30’ dans le bassin du tournoi) :

40’ de nage et d’apnée;

                   40’ de phases de jeu arrêtées environ;

                   12’ de maniement de palet suivi de récupération active. 

    

     Lundi

              piscine (12H15-13H30, 60’ environ dans la piscine d’échauffement puis 15’ dans le bassin du tournoi) après la cérémonie d’ouverture:

60’ de nage et d’apnée environ;

                   15’ de maniement de palet puis récupération active. 

               travail en extérieur (17H00-17H50 environ) : 

                   30’ de footing environ;

                   20’ de rugby (passes avec accélérations) et d’exercices au sol (pompes & abdos).

 

     Mardi

              piscine (8H50-9H30 dans le bassin du tournoi avec un réveil à 5H00) :

                   30’ environ d’échauffement extérieur (type avant match) ;

20’ environ de nage et d’apnée;

                   20’ environ de phases de jeu arrêtées.

Un point tactique a été effectué à l’issue de cette séance. 

               travail en extérieur (en début d’après-midi peut-être) : 

                   30’ de footing environ;

    

Mercredi

Un travail tactique hors de l’eau a été effectué avant la séance aquatique.

              piscine (10H10-10H50 approximativement dans le bassin du tournoi) :

                   30’ environ d’échauffement extérieur (type avant match);

20’ environ de nage et d’apnée;

                   20’ environ de phases de jeu arrêtées.

 

Aucun travail n’a été effectué le jeudi (début du tournoi avec deux matchs). En revanche, le vendredi matin (à 9H30 approximativement), un footing de 30’ environ suivi d’une séance d’étirements de 20’ environ ont été effectués, un seul match étant planifié ce jour là contre le Canada. De même, le samedi où aucun match n’était inscrit au programme ‘’open’’ (journée de finales pour les juniors et les vétérans), un footing de 30’ environ suivi d’une séance d’étirements de 20’ environ ont été organisés (probablement le matin). Enfin, le mercredi de la semaine suivante, jour du quart de finale contre la Grande Bretagne, un réveil musculaire de 45‘ environ (footing + étirements) a de nouveau été effectué le matin. Par ailleurs, aucun joueur ne s’est plaint du décalage horaire qui était par conséquent rattrapé au 6ème jour sur place (début du tournoi).

 

10.2.  Le tournoi

 

L’équipe de France termine troisième du round robin en ayant enregistré deux défaites contre l’Australie (2 à 3) et la Nle Zélande (1 à 4). Le parcours en play-off a été difficile, qu’il s’agisse du quart de finale contre les Anglais (4 à 2 à l’issue des prolongations !) et plus encore de la demi-finale contre les Néo-zélandais (0 à 4), avant cette réaction positive (en première mi-temps tout au moins) contre les Hollandais pour la troisième place (5 à 3). Une médaille - la quatrième après celles obtenues lors des trois précédents Mondiaux - qui a mis du baume au cœur de la délégation française compte tenu du nouvel insuccès des féminines. 

 

La médaille d’or revient aux Néo-zélandais - leur première - qui de l’avis de tous les techniciens présents disposaient de la meilleure équipe. Compte tenu de leur résultat en 2002 (2ème) et du fait que le tournoi se déroulait à ‘’domicile’’ (pas de sélection par l’argent), ils étaient, il est vrai, les favoris logiques. Avec trois nouveaux seulement, les finalistes malheureux de 2002 ont mis ‘’le turbo en play-off’’ (dixit A LAGABBE) après un round robin où ils ont été battus par les Australiens. ‘’La meilleure défense vue ces dernières années’’ selon D LAMBERT, le coach australien, a beaucoup compté dans ce résultat. Pour les Français, la ligne d’attaque n’était pas mal non plus avec des joueurs capables d’enchaîner plusieurs actions sans remonter. Une équipe très homogène donc (‘’la plus homogène’’ note A LAGABBE), beaucoup de monde au fond (4 à 5 en permanence, notamment en play-off), une technique individuelle exceptionnelle (les Kiwis récupèrent le palet dans toutes les positions et passent souvent en un contre un), une tactique pragmatique où l’efficacité l’emporte sur la recherche du beau jeu (‘’pratiquer un jeu simple peut être suffisant pour gagner’’ souligne le coach néo-z), voila les ingrédients du succès. ‘’Ils étaient portés par la même dynamique que les Français en 1998’’ note encore D LAMBERT. Un succès qui doit aussi beaucoup au coach, A CARR, qui suit cette génération de joueurs depuis 1994. Pour ce faire, il a choisi des joueurs efficaces (‘’des personnalités solides capables de jouer juste et vite’’) et a rejeté les ‘’dreamers’’ (ceux qui privilégient le beau jeu). Reste l’usage de la ‘’ventoline’’, autorisée en Nle Zélande, qui jette la suspicion sur cette performance. Les Australiens reconnaissent qu’ils ne pouvaient ambitionner mieux compte tenu des lacunes de leur préparation et de la perte de leur leader de jeu en cours de championnat (tympan). Pourtant, en étant passé près du précipice en demi face aux Hollandais, ils ont tout de même joué leur treizième finale en 14 participations au Mondial ! Les ‘’vieux’’ de la ligne d’arrières ont beaucoup contribué à ce résultat, la nouvelle génération à l’avant étant beaucoup moins performante.

 

Le plus surprenant est probablement de retrouver de nouveau les Hollandais à la 4ème place (5ème du round robin) avec une équipe qui comptait 4 nouveaux par rapport à Calgary. C TEULING (avec l’aide de J HERBERT… par téléphone) a probablement eu tort de jouer le tout pour le tout contre les Australiens en demi-finale car plus frais, qui sait ce que les Hollandais auraient pu faire contre les Français pour la troisième place (les Français ont encaissé un 3 à 0 en seconde mi-temps). Avec une équipe de nouveau très fortement renouvelée (7 nouveaux), un coach (S WOODBOURNE) désigné cinq mois avant le tournoi après la défection de son prédécesseur (C WARWICK) et toujours des problèmes de groupe liés à la personnalité ‘’difficile’’ du capitaine, les Sud-africains améliorent tout de même leur classement (7èmes en 2002). Ils battent les Anglais pour la 5ème place à l’issue de play-off médiocres et après avoir alterné le meilleur (gain 9 à 4 contre l’Australie) et le pire (perte 3 à 5 contre l’Angleterre) en round robin. Le coach a bien pris la dimension des problèmes (il avait axé ce Mondial sur la réduction des fautes, problème no 1 de l’équipe à Hobart et à Calgary) tant au niveau de la composition du groupe (il va élargir le recrutement) que de la préparation du tournoi (qui doit être plus ‘’professionnelle’’). Les Anglais ont présenté une équipe avec plusieurs jeunes joueurs de très bon niveau. Ils ont fait souffrir les Français tant en round robin qu’en quart de finale (après avoir visionné le match du premier tour, ils ont bien contré les Français en play-off). Là encore, le changement de coach (intervenu après le mondial) devrait accélérer les progrès de cette équipe. Le Canada, pratiquement sans aucun Québécois, et les USA, avec une équipe très fortement renouvelée également (cf. annexe 4), ferment la marche assez loin de leur niveau passé. Les Turcs, qui auraient dû évoluer en groupe B si le nombre de participants avait été suffisant, ont découvert le haut niveau international lors de ce championnat. En résumé, une hiérarchie comparée à 2002 où l’Afrique du sud et l’Angleterre prennent la place des USA et du Canada, et où l’Australie cède son fauteuil à la Nle Zélande.

 

La France confirme son statut de meilleure nation européenne à Christchurch, malgré le forfait de dernière minute de Loïc HORVAIS (maladie) et les blessures de Luc HORVAIS et de M PEIGNE durant le tournoi. Un peu comme les Australiens, ce résultat doit beaucoup à la présence de quelques ‘’vétérans’’, dont deux faisaient leur retour à l’avant (T de TREBONS et G HUGET). Le round robin a été moins bien négocié qu’à Calgary avec deux échecs contre la Nle Zélande et l’Australie (3ème). A cet égard, si la France avait concrétisé sa domination contre les Australiens, les portes de la finale lui étaient ouvertes. En effet, la demi-finale où évoluait l’Australie était plus facile que celle avec les Néo-Z. Les play-off ont été aussi difficiles qu’à Calgary. Le match de quart a été gagné en prolongation après avoir couru après le score durant les trente minutes du temps réglementaire (mené 1 à 0 en première mi-temps, puis 2 à 1 à 4’ de la fin du match, les Français égalisent sur penalty à 2’ de la fin de la deuxième période). En demi, la France a subi le long des murs, et en cherchant à ouvrir, elle a donné des palets de contre aux Kiwis. ‘’Ils nous ont dominé pendant 2x15’ ’’ résume lucide A LAGABBE. Les Français ont toutefois su réagir après cet échec face à des Hollandais visiblement éprouvés physiquement après leur demi-finale. Une petite-finale moins facile qu’il n’y paraît cependant car après une entame en fanfare ( 5 à 0 à la mi-temps), les Français ont multiplié les fautes sanctionnées par des exclusions en deuxième mi-temps permettant aux Bataves de revenir au score (‘’on a joué à 5’’ confirme A LAGABBE). Les Français sont malgré cela en ‘’progrès relatifs’’ en ce qui concerne les fautes: ils ont été un peu moins sanctionnés comparativement à Calgary (encore beaucoup de fautes de poing contre les murs notamment) et les autres équipes l’ont été beaucoup plus (cf. annexe 3). La défense a été un peu moins efficace (25 buts encaissés sur l’ensemble du tournoi contre 22 pour les Australiens et 10 seulement pour les Néo-z) tandis que l’attaque demeure toujours en retrait par rapport aux finalistes (58 buts pour les ‘’Aussies’’, 49 pour les ‘’Kiwis’’ et seulement 44 pour les ‘’Froggies’’). Si le style australien reste caractérisé par une grande efficacité en attaque, le style français ne repose malheureusement plus sur sa défense. Il y a là un avertissement sérieux auquel l’équipe d’encadrement hommes va devoir remédier, d’autant que les poursuivants immédiats ne sont pas loin (la Hollande a marqué 48 fois et a encaissé 40 buts au total). En synthèse, les entraîneurs des deux nations finalistes reconnaissent la légitimité de la présence de la France dans le dernier carré, mais ils notent également une absence de progrès voire un recul du jeu Français depuis 2002.

 

Le niveau du tournoi, approché par le nombre de buts marqués, est en baisse par rapport à Calgary et plus encore comparativement à Hobart. La tendance au gonflement des scores constatée depuis 2002 dans le round robin (après une forte chute entre 1984 et 2000) s’est en effet confirmée à Christchurch (cf. annexe 2). La faible profondeur et ‘’l’étalement’’ du tournoi sur 9 jours (1,1 match par jour contre 1,85 les éditions précédentes en comptant les matchs A contre B) ont pourtant aidé les formations les moins prêtes physiquement à ne pas encaisser de buts. L’arbitrage à l’inverse a plutôt favorisé les nations fortes: les arbitres ont un peu moins interrompu le jeu sur coup franc et ont sorti les joueurs pour des durées beaucoup plus longues comparativement aux éditions précédentes. Les deux effets s’annulant, on peut donc admettre que les différences de niveau se sont creusées depuis 2002 entre les huit meilleures nations. Dans le tour final, la tendance est moins nette. Globalement, les play-off apparaissent plus faciles, avec une moindre sévérité des arbitres qui ont davantage laissé le jeu se dérouler et la fatigue des nations les plus faibles annihilant l’avantage lié à la faible profondeur. Cependant, si on se focalise sur les 4 matchs donnant l’accès au podium (2 demi-finales ‘’vrais’’, petite et grande finale), l’obtention d’une médaille s’est avéré aussi difficile qu’à San José qui a marqué un sommet dans ce domaine (cf. annexe 2). En résumé, le tournoi a été ‘’facile’’ jusqu’en quart et beaucoup plus difficile ensuite.

 

En conclusion, l’équipe garçons conquiert difficilement la médaille de bronze, une troisième place méritée toutefois au vu des résultats du round robin (le goal average place nettement les Français dans le trio de tête). Le coaching de J BRECHAIRE a de nouveau été déterminant pour atteindre ce résultat compte tenu du niveau moyen de préparation des joueurs (plusieurs ‘’déceptions’’ à l’issue de ce Mondial ce qui explique les rétrogradations en B et le peu de promus en A) et de la difficulté du tournoi pour les matchs d’accession au podium. A noter également le soutien efficace assuré par Jean-Marie CARDONNER, l’accompagnateur du groupe hommes. La suite va dépendre du rythme de renouvellement du groupe et du niveau d’implication personnelle de la nouvelle génération. La médaille d’or se gagne en effet AVANT le Mondial (6 séances d’entraînement hebdomadaire pour les Néo-z durant les 12 mois qui ont précédé le Mondial).

 

10.3 Les résultats

 

          10.3.1 Round robin

 

Equipes

Points

Matchs

Gagnés

Matchs

Perdus

Egalités

Buts marqués

Buts encaissés

Différence

de buts

Australie

14

7

1

0

55

-16

39

Nle Zélande

14

7

1

0

51

-7

44

France

12

6

2

0

49

-16

33

Afrique du Sud

10

5

3

0

39

-26

13

Hollande

8

4

4

0

42

-31

11

Angleterre

8

4

4

0

25

-26

-1

USA

4

2

6

0

15

-42

-27

Canada

2

1

7

0

12

-47

-35

Turquie

0