Droit de réponse de l'association suite au Compte rendu de la CRHS Ile de France de janvier 2007.
Résumé de la critique : La CRHS déplore la diffusion du texte ci-dessous, qui pourrait nuire à l'image de notre sport en France et dans le monde du fait des commentaires négatifs sur l’arbitrage et le jeu féminin.
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"Au niveau du jeu : Les stratégies des équipes se stéréotypent avec une attaque puissante, basée sur un palmage important des avants avec une protection latérale dés qu'un adversaire se présente, suivi d'un tir à l'aveugle en « sud-Af ». La deuxième vague est alors portée par les arrières qui nourrissent leurs avants d'une multitude de passes de grande portée. Les avants sont pratiquement incapables de passer leur vis à vis en un contre un avec un geste technique, ce qui explique ce choix tactique. L'équipe de Pontoise maîtrise parfaitement cet engrenage et est copiée par pratiquement toutes les équipes qui ne disposent pourtant pas de la capacité physique nécessaire à ce type de jeu. Seules deux équipes sortent du lot : « Le Chesnay » qui part sur le même type d'attaque en privilégiant cependant une passe sur la ligne arrière pour une relance ciblée, et HOPE qui dispose de joueuses capables d'effacer leur adversaire, mais dont la longueur des passes est catastrophiques.
Concernant l'arbitrage : La configuration du bassin en pente avec une fosse à 3m et une eau suffisamment claire a rendu la visibilité parfaite, ce qui a réduit le nombre de fautes. Mais avec la progression de la portée des passes et des décollages du palet, les situations de tirs dangereux non sanctionnés sont de plus en plus fréquentes. Il semble que les arbitres sanctionnent le tir dangereux uniquement s'il est suivit d'une blessure. Heureusement que l'équipe médicale a imposé le protège bouge.... Cela constitue tout de même une progression puisque l'année dernière, les arbitres estimaient avant tout la puissance des tirs, et même en cas de blessure, la joueuse responsable n'était pas sanctionnée si son tir était jugé peu puissant!
Un autre problème concerne la protection latérale lors de l'attaque des avants (qui est, rappelons-le, utilisée par la quasi-totalité des équipes) : elle est systématiquement suivie d'un "tamponnage" (barging en anglais), en poussant avec l'épaule le défenseur adverse qui se trouve sur la trajectoire du but : (voir schéma ci-dessous). ( … ) Encore une fois cette obstruction n'est jamais sanctionnée. Les défenseurs vont donc devoir trouver une solution pour contrer cet acte illégal. Ce sera certainement une faute sur leur adversaire.... " signataire DTC.
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Extrait du texte mis en ligne le 07/11/2006 sur le site http://www.hockeysub.com
Cette partie de texte formule les critiques suivantes :
· Stéréotypage du jeu féminin et description de la stratégie mise en cause. Il n'y a aucune insulte personnelle, juste une observation sur les matches observés par le rédacteur. Aucune critique directe n'est formulée. seule la beauté du jeu est mise en cause. Comme tous les sports, le hockey ne permet pas aujourd'hui d'assister forcément à des matches palpitants ou interressants. Le commentaire sur le jeu féminin ne critique pas nécessairement la qualité féminine des joueuses, mais plutot son adaptation aux réglementations et à la physiologie de notre sport. La tactique décrite est efficace puisque les équipes qui la pratiquent sont les meilleures en France, elle est facile à mettre en oeuvre dans la mesure ou l'unique risque de faute est peu sanctionné par les arbitres (cf paragraphe suivant).
· Critique de la portée des tirs des joueuses de HOPE. Le tir est un geste spécifique de notre sport, toutes les joueuses n'y excellent pas. Notre sport est suffisamment complet pour qu'aucun joueur ne puisse se vanter d'être bon partout. Aux joueuses de HOPE de s'entraîner en tir, de même que tout mauvais nageur doit s'entraîner en nage...
· Problème d'arbitrage : Tirs dangereux et mal sanctionnés. Nous pratiquons un sport ou il faut limiter au maximum les blessures. L'an passé, la blessure la plus commune a été due aux tirs dangereux. Depuis, le corps médical a imposé le protège bouche pour prévenir des blessures qui pourraient être dues à un tir dangereux. Il faut cependant éviter ces tirs et les arbitres doivent intervenir lors des tirs dangereux et "éduquer" les joueurs à ne plus en faire en sanctionnant la faute, même si celle-ci n'a pas conduit à un accident. Le rédacteur n'insulte personne en formulant la demande aux arbitres de mieux sanctionner cette faute.
· Critique du manque de sanction lors de la protection latérale du palet avec obstruction. La protection latérale n'est pas interdite lorsqu'il n'y a pas contact volontaire avec l'adversaire. L'auteur du texte exagère le coté systématique de la faute dans sa critique. Cependant, il rappelle la nature de la faute et le fait qu'elle soit peu ou pas suffisamment sanctionnée, ce qui, selon lui, permet le stéréotypage du jeu féminin et le manque d'intérêt des matches qu'il a observés. C'est une critique constructive.
· Signataire DTC : les membres de l'association ne dévoileront pas qui est DTC à moins que cette personne ne le demande. Les membres de l'association estiment que cette personne a bien été témoin de l'évènement et que son commentaire est recevable pour diffusion puisque s'accordant avec les principes de l'association : la promotion du hockey subaquatique.
Tout le monde ne peut être d'accord avec ce qui est dit dans le texte mais l'association ne voit pas en quoi ce texte nuirait à l'image du hockey. Au contraire, ce texte prouve que notre sport évolue dans le bon sens et que ses acteurs se remettent en cause pour améliorer la sécurité et l'intérêt des matches féminins.
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