Le stage long Homme s'est déroulé à Dinan du 26 février au 1er mars 2008.
Les joueurs sont arrivés le lundi soir assez tard (23H à minuit) pour la plupart. Juste le temps de se mettre au lit.
mardi matin, levé à 6h et là, heureuse nouvelle, nous sommes 22 au total. On pourra tourner, la crainte d'être aussi peu qu'au dernier stage s'est éloignée (dernier stage de Sarcelles : 13 personnes, 14 par intermittence) et les juniors qui sont venus nous compléter nous seront d'une grande aide.
Premier jour, nous allons à la piscine des pommiers en voiture mais en tenue de footing pour être à 7H dans l'eau.
La piscine des pommiers est une piscine extérieure mais chauffée (au moins au début). Le fond de l'air reste tout de même frais. Lorsqu'on nage le crawl, les bras qui sortent de l'eau ont le temps de se refroidir. Bizarre sensation qui insite à réduire son amplitude aérienne et à progresser dans l'efficacité du mouvement de bras. Après un échauffement assez complet, on entame une épreuve de Cooper PMT. 12 minutes durant lesquelles il faut nager comme un dératé. la longueur demande plus de demi tours qu'à sarcelles, mais pas de lignes de séparation. les petits gabarits sont avantagés par les demi tours, mais doivent parfois slalomer pour éviter les gabarits plus volumineux ou ceux qui ne nagent pas droit. Les scores vont de 920 à 1030 (respect).
Ensuite, du match. On teste la piscine. 7 ou 8 lignes d'eau de large et le fond est assez glissant mis à part une bande de 20 centimètres à 1 mètres des buts.
Retour en footing. chocolat chaud, et rebelotte à la piscine de midi à 14h. retour en voiture et vrais repas. Le premier jour, notre Cuisto Jean Marie nous a concocté des pates à la carbonara super bonnes (comme tout ce qu'il a fait par la suite) et en quantité gargantuesque. Les joueurs comme moi, non expérimentés de ce type de séjour n'ont pas l'habitude et en redemandent. Apres une sieste, nous nous retrouvons sur un terrain de rugby pour jouer de la tactique, du 2 contre 1. Ceux qui font tomber les ballons font des pompes. Je finis par détester ce ballon ovale qui rebondit n'importe comment. J'aurai préféré jouer avec un frisbee. Cela dit, ca permet de comprendre pas mal de choses. (Un joueur comme moi qui rate la moitié de ses tirs en hockey, ne fait pas mieux en rugby). Ensuite, directement à la piscine, pour nager et jouer. Des grosses méduses blanches et roses ne demandent qu'à sortir de ma bouche, mais je les retiens et j'espère que les lardons des pates à la carbonara qui les composent ne me sortiront pas par le nez ou les oreilles ...
Les jours suivants défilent et se ressemblent, avec un niveau de forme qui ne cesse de baisser, nous avons le choix entre aller à la piscine en courant et y revenir en courant pour le premier block (de 7 à 9) ou ne pas faire l'aller en footing mais faire un Cooper PMT et rentrer en courant. Le second block de midi à 14H et dernier block de 19 à 21H. Le travail commence à porter ses fruits. 3 équipes se relaient dans le jeu, 2 équipes à 6 contre 6 composées joueurs qui iront à Durban, la dernière équipe composée des 5 joueurs séniors qui iront donner un coup de main aux juniors (dont la sélection n'est pas encore faite), soit une équipe de 10 personnes. Les gestes techniques individuels sont travaillés, ainsi que le 2 contre 1 dont j'ai enfin fini par comprendre le principe (même si mes tirs pourris et mes évaluations des distances ne sont pas encore super fiables ... ce doit être le masque :) ). On ne se fait plus avoir cependant, on ne mange que ce qui est nécessaire, et il y a même des fois ou l'on a du mal à avaler. Cela dit, l'esprit reste correct, dans l'eau quelques raffuts mal placés, mais les joueurs s'entrefélicitent sur les beaux gestes.
le vendredi soir, une surprise : pas de piscine, mais une liberté d'une heure à Saint Malo pour manger une glace, une gaufre ... (Chez Sanchez, le meilleur glacier de Saint Malo. Je vénère ce type qui fait la meilleure glace au caramel que j'ai jamais mangée). Ensuite, autre surprise, on va faire une initiation de rugby au club de saint Malo. C'est marrant le Rugby, A la Télé, c'est beau, tout parait bien goupillé, hyper stratégique. Sur le terrain, c'est quand même autre chose, des qu'on attrape un ballon (qui a toujours le défaut d'être ovale) on ne sait plus trop quoi en faire à part courir comme un dératé jusqu'à se faire massac.. attraper par un à plusieurs adversaires beaucoup trop gros ou beaucoup trop bien placés et là, trouver un partenaire de préférence derrière qui va tenter la même chose. Cela dit, notamment grâce à ceux qui jouent ou ont déjà joué, l'équipe de France de hockey ne se défend pas si mal et après avoir encaissé 4 ou 5 essais, réussit même à contenir les malouins dans leur derniers 20 mètres.
Le lendemain, dernier jour, journée porte ouverte. Le club de hockey local (hockey en roller quad). offre un blason de leur club. Arrivé à la piscine, mauvaise surprise. 40 cm de moins à cause d'une fuite, mais surtout, l'eau est froide 20° au lieu des 27° habituels. Peu d'échauffement nous n'arrivons pas à nous réchauffer dans cette eau et on fait un Cooper symbolique "juste pour voir" notre état. Seul un hongrois peut faire mieux que le premier jour dans ce cas. les scores s'étalent entre 850 et 1020 mètres. La fatigue et le froid n'ont pas le même effet sur tout le monde. En plus de la fuite les pompes n'ont pas fonctionné il en résulte une eau opaque. Impossibilité de jouer sur cette profondeur et en raison de la saleté de l'eau.
Dernier block du midi, le niveau de l'eau et de propreté est remonté, ce qui permet de vérifier que les joueurs qui iront en Turquie, alliés aux joueurs locaux, se font bien écraser par les joueurs qui vont à Durban.
On rentre, on mange avec les parents de nos jeunes et ceux qui assistent à la journée porte ouverte. Le président de la CNHS nous fait un discours sur l'importance des deux tournois, sa fierté, notre fierté et des félicitations.
Notre entraineur nous demande de bien nous entrainer d'ici les championnats. La motivation est là et nous espérons que les résultats suivront.
  Nous finissons le stage par une note culturelle John Bruce fin mélomane nous joue au piano
la Grande valse brillante" pour Madame la Baronne C. d'Ivry (op 34 numéro 2) de Frédéric CHOPIN.
 
Reportage K Le Bon et photos de R Gillet
sélection des joueurs pour Durban


                                                                                                   
 

 

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