Mercredi 19 sptembre 2002

La lettre du Hockey Subaquatique N°07

Le XIIe Championnat du Monde de hockey subaquatique s'est déroulé à Calgary (Canada) du 20 au 28 juillet 2002, 16 nations étaient présentes. Cette compétition internationale, toujours très attendue, par les joueurs et par l'encadrement a permis de mesurer tout le travail réalisé en matière de pratique sportive, de formation et de développement.

Au-delà des très bons résultats réalisés par les deux équipes de France (3ème pour les garçons et 5ème pour les filles), la voix de la France a été écoutée et entendue à de multiples reprises lors des 50 heures de réunion regroupant les délégués et les arbitres internationaux des pays présents. Son expertise et sa capacité à innover ont considérablement renforcé sa place sur l'échiquier international. Pour preuve :

®   Lors des discussions et des votes sur les amendements aux règles, toutes nos propositions importantes ont été adoptées, y compris nos demandes de modifications des propositions des autres nations. Nos représentants ont été désignés pour faire partie des groupes de travail chargés de la rédaction des articles amendés.

®   La réunion de travail des arbitres sur l'homogénéisation des sanctions, et les mises au point sur certaines fautes "oubliées", a reposé essentiellement sur un CD Rom réalisé par le corps arbitral français. Cet outil de formation a reçu un accueil enthousiaste de tous les représentants. Un représentant français fera partie de la nouvelle structure mondiale de l'arbitrage.

®   Les trois arbitres français ont été sollicités plus souvent qu'à leur tour pour arbitrer les matchs importants, y compris les finales. Leurs aptitudes se sont révélé tant au plan physique lors du test d'évaluation (1er et 3ème), qu'au plan réglementaire lors des discussions des amendements et de la présentation évoquée précédemment.

®   L'adoption du programme de développement et de promotion du hockey au niveau international impulsé par la France. Ce travail sera lancé en septembre afin de recenser les attentes et les besoins des pays pratiquants et non pratiquants, pour établir un plan d'actions et créer les synergies qui s'imposent entre les différents continents.

Tous ces résultats sont les fruits du travail, toujours difficile à apprécier, effectué au fil des mois et des années avec le concours de l'ensemble des hockeyeurs et le soutien inconditionnel de notre Fédération. Remerciements à tous. Mais, il convient de ne pas s'arrêter en si bon chemin, il y a encore beaucoup à faire. Vous le savez comme moi, ce n'est pas la longueur du pas qui compte mais la direction qu'il prend.

Yannick MORIN Vice Président de la CNHS

Pour en savoir plus : Yannick Morin - y.morin@wanadoo.fr

Le mot du Président.


 

Les Championnats du Monde, étape im­portante du parcours sportif  d'une saison de hockey subaquatique, se sont donc déroulés en ce mois de juillet 2002.

Les résultats sportifs ont été à la hauteur, voire supérieurs à nos attentes. Nos deux équipes se classent devant toutes les autres équipes européennes et ce, en dépit d'un très fort rajeunissement.

Une autre satisfaction vient de la force avec laquelle les idées de la France pour le développement du Hockey Subaqua­tique, s'impose au niveau CMAS :

®   Ulysse, secondé par Yannick, a imprimé un nouveau dynamisme pour le développement du hockey au niveau mondial. Cette action est indispen­sable pour servir notre objectif de sport de haut niveau.

®   Nos trois arbitres Jean, Thomas et Thierry ont été parmi les meilleurs. (voir les détails dans l'Edito).

®   La bonne image de notre hockey a été renforcée par la nouvelle stratégie de jeu ouvert choisie par nos entraîneurs.

Enfin grâce au travail du groupe animé par Yannick pour nous transmettre des informations, avec l'aide logistique des web-masters de "hockeysub.com", et l'excellent relais assuré par Philippe Lépineux, nous avons pu vivre quasiment en direct les championnats et toute leur intensité. Le site fédéral s'est fait l'écho de ces résultats. C'est la 1re fois qu'une réelle communication vers l'hexagone a été réalisée, les médias ont eu enfin du "grain à moudre".

En étant optimiste, on pourrait dire que tout est parfait et que l'on peut se reposer sur ces résultats. En étant objectif, on doit être conscient que notre sport est loin d'être reconnu, et que sans un dynamisme important des Régions et des Clubs, nous n'atteindrons pas cette reconnaissance que nous ambitionnons tous.

Donc et pour la 18000e fois : au travail dans les Régions.

Laurent Dubost : Président  C.N.H.S

 

P.S. : merci aux Présidents de Région qui ont su nous adresser un petit mot d'encou­ragement ou de remerciement pour la qualité de l'information diffusée.


 

Pour en savoir plus : Laurent Dubost - ldubost@cgea.fr

Les résultats.


 

Le Classement de l'élite féminine reprend intégralement le classement de 2000, aux équipes présentes ou absentes près. Les Canadiennes malgré une meilleure préparation et l'avantage de jouer à domicile ne parviennent pas à prendre leur revanche sur les Australiennes qui gagnent la finale (4 -3) grâce à un but marqué dans les dernières secondes. La surprise vient des Colombiennes absentes à Hobart, qui accrochent les USA (3 -3) le premier jour et qui confirment ensuite en livrant chaque fois des matches rela­tivement équilibrés face aux meilleures équipes. Elles finissent pour la première fois dans le top-8 en passant les Britanniques. Les Italiennes, nouvelles venues se font laminer.


 

Les résultats (Suite).

Dans le groupe de l'élite masculine, les Australiens confirment encore leur suprématie en ne perdant aucun match. Les Néo-Zélandais font un retour sur le podium, surprenant (depuis 1992, ils finissaient autour de la 7e place). Les Canadiens déçoivent; la suspension de quelques joueurs pour dopage, et un arbitrage plus rigoureux pourraient expliquer cette contre-performance. Les Sud-Africains poursuivent leur descente entamée à Hobart. Les Colombiens, à l'image des femmes délogent les Britanniques de la 8e place.

Les Italiens et les Espagnols se classent bien pour des équipes débutant en Mondial.

On notera le forfait de la Moldavie qui avait inscrit 3 équipes (H, F et J).

En Master-Dames, les Sud‑Africaines poursuivent la domination qu'elles avaient établie en Elite. Chez les Vétérans : victoire des USA. et victoire des Britanniques en Junior (une fille dans les équipes US et GB).

Les Argentines emportent la coupe du fair-play (basée sur les temps de prisons).

        Elite Femme :

Elite Homme :

    1   Australie

    2   Canada

    3   RSAfricaine

    4   USA

    5   France

    6   Hollande

    7   N-Zélande

    8   Colombie

    9   G-Bretagne

  10   Argentine

  11   Italie

 

    1   Australie

    2   N-Zélande

    3   France

    4   Hollande

    5   USA

    6   Canada

    7   RSAfricaine

    8   Colombie

    9   G-Bretagne

  10   Italie

  11   Argentine

  12   Espagne

  13   Turquie

Pour en savoir plus : www.hockeysub.com

 

Les équipes de France

L'équipe féminine :


 

Occasions perdues.

Sur le papier l'équipe pourrait paraître composée de beaucoup de joueuses ayant peu d'expérience des compétitions inter­nationales. Mais, grâce à des volontés multiples, elles ont déjà participé à de nombreux tournois internationaux. C'est donc avec de sérieuses prétentions que les joueuses entamaient ce championnat. Elles comptaient faire mieux qu'à Hobart où, malgré un effectif réduit, elles avaient quand même obtenu la 5e place.

Les 1ers matches se succèdent avec de bons et de moins bons résultats. Le manque de repères (beaucoup d'équipes ont de nouvelles joueuses) masque le loup dans le système. A la moitié du 1er tour, la hiérarchie des équipes se dégage. Une longue réunion entre les entraîneurs et les capitaines aboutit au repositionnement des joueuses. Cette nouvelle distribution se révèle tout de suite fructueuse face aux Canadiennes qui gagnent (4 -3) un match- poursuite que les Françaises ont mené jusqu'à quelques minutes de la fin. Malheureusement les matches clés étaient passés et les Françaises terminent 7e du 1er tour, et se retrouvent face aux Austra­liennes pour les 1/4 de finales. Une défaite (2-0) et deux victoires honnêtes pour les deux derniers matches ne feront que renforcer le regret de ne pas avoir commencé sur une bonne base. Les joueuses confirment quand même la suprématie française sur l'Europe en battant, tout comme les garçons, les Hollandaises lors de leur dernier match.

Les Joueuses sont reparties avec la volonté de montrer leur vrai potentiel lors des prochaines compétitions, et de faire mieux que cette 5e place qui leur colle depuis 1998.


 

Pour en savoir plus : Patrice Vanier -  patrice.vannier@bull.net

L'équipe masculine :


 

Une médaille inespérée.

Partie avec un groupe renouvelé à 75% depuis le précédent Mondial, la tâche s'annonçait difficile pour l'équipe de France masculine.

Avec une préparation axée sur la con­dition physique, l'ambition était de tenir tête aux meilleures nations tout au long des neuf jours de compétition.

Avec douze joueurs ayant des potentiels physiques similaires, l'encadrement espé­rait avant tout préserver une fraîcheur dé­terminante à l'abord du second tour. Mais les faits ont bousculé les pronostics…

Un groupe A homogène, sur un terrain rapide de 2,60 m de profondeur, laissait présager de mauvaises surprises côté tricolore. Mais les jeunes capes françaises ont vite montré qu'elles soutenaient la comparaison face aux Sud-Africains, Hollandais ou autres Américains.

Contre toute attente, l'équipe de France s'est révélée être la meilleure défense après les sept premières rencontres, en n'enregistrant qu'une défaite sur penalty face aux cham­pions en titre. Elle reste ainsi fidèle à sa réputation bâtie depuis 1996.

La force de cette équipe fut, bien sûr, sa capacité à occuper le terrain sans se laisser désorganiser; l'adversaire avec ou sans palet étant souvent poussé à la faute et restait incapable d'imposer son jeu.

L'esprit libre de tout objectif, les joueurs ont évolué sans complexe face à des équipes bien plus mûres. Après le travail effectué lors des tournois disputés dans l'hémisphère sud et en Europe, la qualité de la réserve française a été confirmée.

Et c'est bien grâce à cette insouciance que l'équipe de France abordait son quart de finale face aux Sud-Africains.

Malgré une très grosse pression adverse, la vitesse de contre a fait merveille et la légitimité du pôle junior ouvert en 1998 a été indéniablement montrée. En ouvrant le jeu vers le centre dès que possible, les Français ont démontré qu'ils pouvaient tenir le palet dans quasiment toutes les situations. Seules quelques erreurs dans les transitions entre phases d'attaque et de défense indiquent qu'il reste encore du travail.

Pendant la demi-finale, malheureusement perdue face aux Néo-Zélandais, le groupe a encore affirmé son potentiel à haut niveau, en revenant au score et en menant quelques instants. Mais son inexpérience s'est finalement montrée en fin de match.

Il ne restait alors plus qu'un dernier défi : accrocher une médaille de bronze et obtenir une revanche sur le dernier Championnat d'Europe perdu face aux Néerlandais. Grâce à l'homogénéité des 12 joueurs, les entraîneurs ont pu faire tourner deux joueurs de l'équipe. Les deux joueurs frais ont su donner l'étincelle nécessaire pour éteindre peu à peu les espoirs hollandais qui furent les premiers à marquer mais incapables de maîtriser la fougue française jusqu'au bout. Et le bronze devint bleu-blanc-rouge…

Un résultat exceptionnel pour une géné­ration prometteuse, et qui confirme le hockey français dans le trio de tête des Mondiaux.

C'est avec grand intérêt qu'il faudra suivre cette équipe lors des prochains Champion­nats d'Europe.


Pour en savoir plus : Philippe Rannou - phil_rannou@yahoo.fr