En attendant les résultats et scores officiels, petit aperçu du Week-end de coupe d'Europe des clubs à Pecs.


        

    


La coupe d'Europe des clubs s'est déroulée à Pecs en Hongrie à 3H de Budapest. Trois équipes masculines et une équipe féminine française étaient présentes. Quelques joueurs français ont aussi pu jouer dans des équipes étrangères. La plupart des joueurs avaient pris l'avion de Paris (Beauvais) le vendredi midi, ce qui fait tout de même 1 heure de bus, 2 heures d'avion puis 3H de bus pour arriver sur le lieu du tournoi. On peut cependant noter la qualité d'organisation et l'accueil faite aux équipes : des bus étaient présents pour nous amener et nous ramener sur les différents lieux (piscine, « hôtel », aéroport, soirée).
Concernant l' « hôtel », les français ont pu goûter aux joies d'un bâtiment probablement hérité de l'aire communiste : un nombre incalculable de chambres identiques, à quatre lits, surchauffées et parfois décorées avec des images de magasines montrant les charmes intimes des femmes de l'est. Ce logement a le mérite de réunir exactement au même endroit et aux mêmes conditions toutes les équipes et de favoriser les échanges entres les joueurs et ce, à moindre coût.
La piscine, labyrinthique, avait le mérite de pouvoir fournir 3 terrains et une zone d'échauffement sur un seul et unique bassin, à 2m de fond, avec de grands carreaux très glissants. Une seule critique concerne les vestiaires et les gradins, glissants et de taille trop limités par rapport au nombre d'équipe présentes.

Coté Masculin :
16 équipes étaient présentes, venues de tous les pays jouant au hockey en Europe : 2 équipes Anglaises (Reading et Southport), 1 équipe Hollandaise (GOV), le Portugal, l'Espagne, la Turquie, l'Italie, la Belgique, la Croatie, la Hongrie, l'écosse, l'Irlande… et 3 équipes Françaises (Fontenay, Pontoise, Cahors).
Quelques résultats intéressants :  
-        Le Portugal a montré une excellente progression par rapport au championnat d'Europe CMAS qui s'est déroulé à Istanbul. L'intervention de joueurs Français (Tom et Hervé) au Portugal l'été dernier n'y est certainement pas étrangère. On peut être admiratif envers les portugais, qui ne jouent au hockey que depuis 3 ans et ont fait le déplacement.
-        L'Espagne a clairement fait un énorme bond en avant en terminant dans la poule des seconds et en ne se montrant pas ridicule fasse à des clubs plus expérimentés. C'est une nation qui fera bientôt partie des « grandes nations du hockey », à surveiller de près.
-        Les deux clubs anglais finissent dans les 5 premiers, preuve que le hockey Anglais n'est pas mort. Les joueurs anglais ont cependant une moyenne d'age assez élevée et sont souvent les mêmes d'une compétition à l'autre. Y a t'il des jeunes dans le hockey britannique ?
-        La rivalité Belgique/Italie s'est clairement ressentie sur ce tournoi. On se souvient qu'à Istanbul, la Belgique l'avait emportée sur le « fil du rasoir », face à des Italiens en quête de résultats. Malheureusement et encore une fois, l'Italie perd sa rencontre de peu : 3-2 . Ce qui est surtout dommage, c'est que l'arbitrage a été très faible sur les derniers matchs de la compétition, et aucune prison n'a été infligée lors d'une bagarre entre un joueur belge et un joueur italien. Il a fallu que les capitaines, notamment le capitaine Italien (qui est aussi un joueur de HOPE). interviennent par le dialogue pour calmer le jeu, rôle normalement dévolu à l'arbitre. A noter la présence chez les Belges d'un joueur d'Asnières.
-        La Turquie était présente, montrant au moins sa présence au niveau Européen. Elle réalise le hold-up de toute l'histoire de cette coupe d'Europe en terminant troisième du championnat, grâce à deux victoires sur deux équipes pourtant faibles (Irlande et Croatie) et sans avoir rencontré toutes les équipes intermédiaires… pour finir sur une (très) lourde défaite en demi-finale face à Fontenay. Le tableau du tournoi était en effet structuré de manière bizarre, pour ne pas dire complètement stupide : quatre poules de quatre équipes qui s'affrontent au départ, suivi de quatre autres poules construite sur la base des premiers résultats: une poule des premiers, une poule des seconds… puis les premiers de la poule des premiers (dont Fontenay et Pontoise faisaient partis) rencontrent en demi-finale les derniers de la poule des troisième et quatrième, dont la Turquie faisait partie, passant ainsi de la quinzième place théorique à la troisième. Toutes les équipes doublées reculant du nombre de place correspondant. Les pauvres joueurs Turques ne se sont du coup même pas fait applaudir lors de leur montée sur le podium...
-        C'est ainsi que Cahors termine à une bien décevante dixième place en ayant pourtant joué dans la poule des deuxièmes ce qui laissait penser à l'obtention d'une place théorique de septième. L'équipe s'est néanmoins régalée et a montré sa fierté en réussissant une victoire inédite sur Reading, le meilleurs club Anglais, et des défaites très courtes faces aux autres bonnes équipes (Southport et GOV)
-        Au final, seules les deux premières équipes (qui ont remporté tous leurs matchs jusqu'à la finale) ont la place qu'ils méritent. Par bonheur, ce sont des équipes Françaises, ce qui confirme la suprématie actuelle du hockey masculin Français : Pontoise et Fontenay. La finale s'est déroulée en deux phases : l'équipe de Fontenay qui n'était composé que de sept joueurs a du gérer la fatigue et a opté pour une stratégie d'attaque dans laquelle il fallait engranger un maximum de buts en début de matchs, afin de pouvoir gérer plus facilement une fin de match forcément éprouvante. Cette stratégie a été la bonne, Fontenay terminant sur une victoire 8-3, avec 5 buts engrangés en première mi-temps, Pontoise ripostant sur des contre-attaques via des changements d'aile.

Coté féminin :
La France montre une nouvelle fois le manque de renouvellement de joueuses ainsi qu'une faiblesse assez désespérante : seule huit françaises ont fait le déplacement : six joueuses composant l'équipe de HOPE, et deux joueuses (une de Fontenay, une d'Asnières) jouant pour la Belgique. A six et pour un certain nombre d'entre elles convalescentes (grippe et autres mauvaises maladies de l'hiver), les joueuses de HOPE se sont rapidement montrées limitées. Les filles de HOPE ont été débordées physiquement, techniquement et tactiquement par des équipes hollandaises ou anglaises, pourtant plus jeunes mais beaucoup plus dynamiques. Imaginez que la hollande a une équipe nationale féminine entièrement renouvelée depuis leur titre de championne du monde il y a 4 ans. Il est triste de constater qu'une seule joueuse équipe de France était présente sur ce tournoi, quand les autres nations alignent tout ou presque de leur équipe nationale. HOPE sauve l'honneur en s'imposant face à la République Tchèque et la Croatie.

Finalement, à part le tableau, le classement folklorique(*) du tournoi et la durée un peu longue du voyage, ce tournoi reste bien sympathique : du beau jeu, une bonne fatigue, beaucoup de nations et une super ambiance avec une bonne soirée… et c'est le principal.

(*) : Note pour les organisateurs du tournoi : si c'était possible, il serait sage de ne pas renouveler ce système pour le championnat du monde CMAS en Tunisie… ça ne ferait VRAIMENT pas sérieux...